La République démocratique du Congo fait face à une situation épidémiologique particulièrement préoccupante. Au 27 octobre 2026, l’épidémie de maladie à virus Ebola totalise 10 193 cas confirmés, dont 4 960 décès, soit un taux de létalité de 48,7 %. En l’espace de 24 heures, 52 nouveaux cas et 32 décès ont été enregistrés, selon le dernier rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP).
La propagation de la maladie à virus Ebola continue de peser lourdement sur le système sanitaire congolais. D’après les données épidémiologiques arrêtées au 27 octobre 2026, le pays comptabilise désormais 10 193 cas confirmés pour 4 960 décès. Ce bilan représente une létalité de 48,7 %, traduisant la gravité de cette épidémie.
Au cours des dernières 24 heures couvertes par le rapport, 52 nouveaux cas confirmés ont été notifiés dans quatre provinces : l’Ituri (31 cas), le Nord-Kivu (16 cas), la Tshopo (3 cas) et le Haut-Uélé (2 cas).
Parallèlement, 32 décès confirmés ont été rapportés, dont 20 survenus dans la communauté et 12 dans les centres de traitement Ebola. Cette situation souligne les difficultés persistantes liées à la détection précoce des malades, à leur référencement vers les structures de prise en charge et à la prévention des contaminations au sein des communautés.
L’étendue géographique de l’épidémie constitue également un motif de préoccupation. Depuis son apparition, Ebola a touché 66 zones de santé sur les 178 que compte le pays, soit 37,1 % du total national.
Huit provinces sont actuellement concernées : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Haut-Uélé, la Tshopo, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Sud-Ubangi et le Nord-Ubangi.
L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec 7 278 cas confirmés et 3 407 décès. Elle concentre ainsi 71,4 % de l’ensemble des cas confirmés enregistrés dans le pays.
Le Nord-Kivu arrive en deuxième position avec 2 361 cas confirmés et 1 325 décès. Le Haut-Uélé totalise 444 cas et 194 décès, tandis que la Tshopo enregistre 89 cas confirmés et 27 décès.
Les autres provinces touchées présentent des bilans moins élevés, mais leur présence dans la cartographie épidémiologique nationale témoigne de l’extension territoriale de la maladie.
Malgré la progression de l’épidémie, les activités de prise en charge et de surveillance épidémiologique se poursuivent. Le rapport de l’INSP fait état de 2 749 personnes guéries depuis le début de l’épidémie.
Au cours des dernières 24 heures, 41 patients supplémentaires ont été déclarés guéris après avoir obtenu deux résultats négatifs aux tests de contrôle.
La surveillance des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés demeure également un élément essentiel de la riposte. Le taux de suivi des contacts rapporté pour la journée s’établit à 85,4 %.
Toutefois, la persistance de nouvelles contaminations et l’enregistrement de décès dans les communautés rappellent l’importance du renforcement des dispositifs de surveillance, du dépistage précoce et de la prise en charge rapide des personnes présentant des symptômes suspects.
Face à cette situation, la collaboration des communautés avec les équipes sanitaires reste déterminante. Le respect des mesures d’hygiène, le signalement rapide des symptômes suspects, l’identification des personnes ayant été en contact avec des malades et l’acceptation des interventions sanitaires constituent des éléments essentiels pour limiter la transmission du virus.
Alors que plus d’un tiers des zones de santé du pays ont déjà été touchées, l’évolution de l’épidémie nécessite une vigilance accrue des autorités sanitaires et une mobilisation continue des populations.
Avec près de 5 000 décès enregistrés et une létalité de 48,7 %, l’épidémie d’Ebola représente un défi sanitaire majeur pour la RDC. L’efficacité de la riposte dépendra notamment de la capacité à interrompre les chaînes de transmission, à renforcer la surveillance communautaire et à garantir une prise en charge rapide des personnes infectées.
HERVÉ KABWATILA




























































