Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, est sorti de son silence dimanche 1er novembre 2026, à l’occasion d’une matinée politique organisée dans la commune de Limete, à Kinshasa. Il a réagi aux accusations formulées par Devos Kitoko, secrétaire général de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), parti de l’opposant Martin Fayulu, au sujet de l’arrestation de l’opposant Prince Epenge, transféré à la prison centrale de Makala depuis la semaine dernière dans le cadre de l’affaire relative à l’assassinat de Manassé Lomboto.
Dans son intervention, le responsable du parti présidentiel n’a pas mâché ses mots à l’égard de Devos Kitoko, remettant notamment en question ses compétences académiques.
« Quand je vois certaines de ses interventions, je me pose sérieusement la question de savoir si monsieur Devos Kitoko est réellement professeur. À moins qu’il ne fasse partie de cette catégorie de professeurs médiocres », a déclaré Augustin Kabuya.
Au-delà de cette réponse adressée au secrétaire général de l’ECiDé, le numéro deux de l’UDPS a également abordé la question des décès enregistrés lors des manifestations organisées par l’opposition. À cette occasion, il a interpellé aussi bien les professionnels des médias que les communicateurs de sa propre famille politique sur leur responsabilité dans le traitement de l’information.
Augustin Kabuya a notamment dénoncé ce qu’il considère comme une attitude de certains acteurs médiatiques qui, selon lui, privilégieraient les interventions rémunérées au détriment de l’éthique journalistique.
« J’ai l’impression que même vous, nos frères de la presse, vous oubliez trop vite, comme nous les politiciens (…) Votre rôle, seulement quand on t’appelle, 200 dollars, va raconter des mensonges, va insulter. Là, tu es vraiment très actif, à raconter n’importe quoi », a-t-il lancé.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de tensions politiques autour de l’arrestation de Prince Epenge et des circonstances de son transfert à la prison centrale de Makala, dans le cadre de l’affaire de l’assassinat de Manassé Lomboto.
Les déclarations d’Augustin Kabuya relancent ainsi le débat sur les rapports entre acteurs politiques et professionnels des médias, mais également sur la responsabilité des communicateurs politiques dans un climat marqué par des accusations et des prises de position contradictoires.
HERVÉ KABWATILA




























































