L’épidémie de maladie à virus Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo (RDC). Selon le rapport de situation n°170 de l’Institut national de santé publique (INSP), publié le 1er novembre, le pays a enregistré 10 467 cas confirmés et 5 103 décès depuis le début de l’épidémie, soit un taux de létalité de 48,8 %.
La situation épidémiologique reste préoccupante dans plusieurs provinces du pays. Pour la seule journée du 31 octobre, 53 nouveaux cas confirmés ont été rapportés, dont 32 en Ituri, 18 au Nord-Kivu et 3 dans le Haut-Uélé.
Au cours de cette même journée, 45 décès ont été notifiés. Parmi les victimes, 26 sont décédées dans la communauté, c’est-à-dire en dehors des centres de traitement. Ces décès communautaires soulignent les difficultés persistantes liées à la détection précoce des cas et à l’accès aux structures de prise en charge.
La province de l’Ituri demeure le principal foyer de l’épidémie, avec plus de 70 % des cas cumulés enregistrés depuis le début de la flambée.
Au Nord-Kivu, la situation suscite également des préoccupations, notamment en raison d’un taux de létalité de 55,7 %, le plus élevé parmi les provinces touchées.
Sur le plan géographique, 67 zones de santé sur les 178 que compte le pays sont affectées dans huit provinces. Toutefois, aucune nouvelle zone de santé n’a été signalée comme touchée au cours des dernières 24 heures précédant la publication du rapport.
Les données de laboratoire font état de 421 échantillons analysés, parmi lesquels le taux de positivité s’élève à 12,6 %.
Par ailleurs, le bilan sanitaire fait état de 2 824 personnes guéries, tandis que 980 patients sont encore placés en isolement et poursuivent leur prise en charge.
Malgré les guérisons enregistrées et l’absence de nouvelles zones de santé touchées au cours de la période considérée, le nombre élevé de nouveaux cas et de décès continue de poser un défi aux autorités sanitaires.
La proportion importante de décès survenus dans la communauté met notamment en évidence l’importance du recours rapide aux structures de santé, du dépistage précoce et du respect des mesures de prévention.
HERVÉ KABWATILA



























































