La Direction générale des impôts (DGI) est passée à la vitesse supérieure dans sa croisade contre la fraude fiscale. À Kinshasa, plusieurs grandes enseignes de la grande distribution — parmi lesquelles des succursales de supermarchés comme SK, GG Mart, Kin Marché, Suisse Mart, Regal, City Market et ORCA — se retrouvent dans le collimateur de l’administration fiscale pour non-conformité à l’utilisation de la facture normalisée.
L’opération fait suite à une série de contrôles inopinés menés par le Directeur général des impôts, Barnabé Muakadi Muamba. Face à l’ampleur des irrégularités constatées sur le terrain, le patron de la DGI n’a pas mâché ses mots, fustigeant ce qu’il qualifie de « rébellion fiscale » de la part de certains opérateurs économiques.
« Il y a des rebelles dans l’Est, mais ici, à Kinshasa, nous faisons face à des rebelles fiscaux », a lancé le Directeur général de la DGI lors d’une descente.
Ces dernières semaines, des établissements comme le supermarché SK (notamment sa branche située à Lingwala) ainsi que GG Mart ont vu leurs portes scellées par les équipes de la régie financière. La mesure de fermeture administrative frappe les enseignes qui s’obstinent à ne pas intégrer le système de facturation normalisée lié à la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA).
Instaurée par le Gouvernement congolais, la facture normalisée vise à garantir une meilleure traçabilité des transactions commerciales, à accroître la transparence financière et à maximiser la mobilisation des recettes publiques indispensables au budget de l’État.
Pour l’administration fiscale, il s’agit d’un combat non négociable : chaque vente réalisée par un contribuable assujetti doit faire l’objet d’une édition conforme. Les autorités rappellent par ailleurs que les sanctions ne se limiteront pas à de simples amendes pécuniaires, mais incluront systématiquement la fermeture temporaire des structures en infraction.
Du côté des citoyens, l’action de la DGI est largement saluée sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale, bien que certains observateurs soulignent les répercussions potentielles sur les prix. La DGI et les associations de consommateurs rappellent toutefois qu’exiger sa facture normalisée lors de chaque achat est un droit citoyen fondamental et un acte civique pour contrer les circuits d’évasion fiscale.
Les contrôles s’annoncent encore plus stricts dans les jours à venir à Kinshasa comme en provinces, envoyant un message clair aux commerçants récalcitrants : la loi de finances doit être respectée.
JAMES KABWE




























































