La lutte contre les arrestations arbitraires et l’accélération du traitement des dossiers judiciaires des personnes détenues ont été au centre d’une réunion présidée jeudi à Kinshasa par le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde. Cette initiative vise notamment à contribuer au désengorgement des établissements pénitentiaires en République démocratique du Congo (RDC).
Au cours de cette rencontre, le procureur général a insisté sur la nécessité de renforcer le contrôle des arrestations et des détentions par les hauts magistrats, afin de prévenir les interpellations injustifiées et les privations de liberté pour des faits de moindre gravité.
« Que toutes les arrestations et toutes les détentions puissent être contrôlées par les hauts magistrats que nous sommes », a déclaré Firmin Mvonde.
Il a également annoncé le partage de pratiques professionnelles et la formulation de recommandations destinées à lutter contre les arrestations arbitraires, ainsi que celles motivées par des faits bénins.
Outre le contrôle des arrestations, la question de la lenteur dans le traitement des dossiers judiciaires a également été évoquée. Le procureur général a souligné la nécessité d’identifier les juridictions qui enregistrent un nombre important de prévenus en attente de jugement.
L’objectif est de sensibiliser les magistrats concernés à la nécessité d’accélérer l’examen de ces dossiers, dans le respect des procédures judiciaires.
« Si nous constatons que les cours et tribunaux comptent beaucoup de prévenus en attente de jugement, nous en ferons part à nos collègues magistrats afin que la célérité puisse être de mise dans le traitement de ces dossiers », a-t-il précisé.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte marqué par la problématique de la surpopulation carcérale en RDC. Le renforcement du contrôle judiciaire des arrestations et la réduction des délais de traitement des affaires pourraient contribuer à limiter les détentions injustifiées ou prolongées.
La réunion entend ainsi encourager une meilleure coordination entre les magistrats et renforcer le suivi des procédures impliquant des personnes privées de liberté. Toutefois, l’efficacité de ces orientations dépendra de leur mise en application effective au sein des juridictions et des différents services judiciaires concernés.
À travers cette initiative, le parquet général près la Cour de cassation entend promouvoir une administration de la justice davantage attentive au respect des libertés individuelles, à la régularité des procédures et à la célérité du traitement des dossiers judiciaires.
HERVÉ KABWATILA




























































