Dans une volonté manifeste de redynamiser le système éducatif national, le Ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté (MINEDUNC), sous l’impulsion de la ministre Raïssa Malu Dinanga, a officiellement lancé, le 21 juillet dernier, une réforme structurelle du mode de recrutement des enseignants du secondaire public.
Désormais, l’accès à la fonction enseignante sera conditionné par la réussite à un concours national, un mécanisme visant à instaurer la transparence, l’équité et la culture du mérite au sein de l’administration scolaire.
Cette nouvelle politique s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place la modernisation de l’éducation au cœur des priorités nationales. Pour cette phase pilote, le processus cible huit provinces, à savoir : Kinshasa, le Kongo Central, le Kwilu, le Kasaï, le Kasaï Central, le Kasaï Oriental, le Lomami et l’Ituri.
Le ministère insiste sur le caractère sécurisé et anti-fraude du dispositif, garantissant ainsi que seuls les profils les plus qualifiés intègrent le corps enseignant. Une attention particulière est portée à la féminisation du corps professoral, avec un appel vibrant aux candidatures féminines pour favoriser une éducation plus inclusive.
L’un des points forts de cette réforme réside dans l’intégration immédiate des lauréats au fichier de la DINACOPE, avec un accès direct au système de paie, éliminant ainsi les délais d’attente souvent décriés.
Ce projet, soutenu techniquement par le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF) et bénéficiant de l’appui financier de la Banque mondiale, marque une rupture avec les anciennes pratiques et témoigne de l’engagement du gouvernement à valoriser la profession enseignante.
Junior Mp




























































