Face à la persistance des crises sécuritaires dans plusieurs régions du monde, notamment en République démocratique du Congo (RDC), le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a exhorté la communauté internationale à intensifier les efforts pour mettre fin à l’exploitation illicite des ressources naturelles, qu’il considère comme l’un des principaux facteurs alimentant les conflits armés.
S’exprimant mercredi 22 juillet 2026 lors de la 10.200ᵉ séance du Conseil de sécurité des Nations unies à New York, aux États-Unis, António Guterres a souligné le lien étroit entre la convoitise des ressources naturelles et la prolongation de nombreuses crises sécuritaires à travers le monde. Ses propos ont été rapportés par France 24.
« Nous devons priver les groupes armés et les réseaux criminels des revenus qui attisent des conflits qui n’ont que trop duré. Si nous n’agissons pas, l’exploitation illicite des ressources naturelles continuera d’alimenter les inégalités, l’instabilité et la violence », a déclaré le chef de l’ONU.
Selon lui, les ressources naturelles jouent aujourd’hui un rôle déterminant dans l’évolution des conflits contemporains. « Partout dans le monde, le contrôle et l’exploitation des ressources naturelles redessinent profondément les conflits, leurs causes, leur déroulement et leur issue », a-t-il ajouté.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la multiplication des crises sécuritaires dans plusieurs régions du globe. En RDC, les autorités dénoncent depuis plusieurs années l’exploitation illégale des minerais dans l’Est du pays, une activité souvent associée au financement de groupes armés actifs dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Les Nations unies estiment que la lutte contre les réseaux de trafic de ressources naturelles constitue un levier essentiel pour consolider la paix et favoriser un développement durable au bénéfice des populations locales. António Guterres a ainsi plaidé pour une gestion plus transparente et équitable des richesses naturelles, afin que celles-ci contribuent à la prospérité des États plutôt qu’à l’entretien des violences.
Le Conseil de sécurité poursuit ses discussions sur les mécanismes susceptibles de renforcer la gouvernance des ressources naturelles et de réduire leur exploitation par les groupes armés et les organisations criminelles opérant dans les zones de conflit.
HERVÉ KABWATILA



























































