À l’occasion d’une conférence de presse tenue mercredi 13 mai 2026 à Kinshasa, l’archevêque Ejiba Yamapia a réaffirmé sa position en faveur d’un débat national sur le changement de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Face à la presse, le président de l’Église de réveil du Congo a estimé que la question constitutionnelle ne devait pas être réservée uniquement aux experts, juristes ou acteurs politiques. Selon lui, tous les Congolais doivent se sentir concernés par l’avenir institutionnel du pays.
« Le débat sur la Constitution ne doit pas être laissé aux seuls technocrates et politiciens. Le peuple congolais doit se l’approprier », a-t-il déclaré devant plusieurs journalistes et invités.
Au cours de cette rencontre, l’homme de Dieu a également dévoilé les résultats d’un sondage réalisé par le Forum des intellectuels de l’Église de réveil dans plusieurs villes du pays. D’après les chiffres avancés par l’archevêque, 80 % des personnes consultées seraient favorables à un changement de la Constitution, tandis que 20 % soutiendraient plutôt une simple révision du texte fondamental.
Pour Ejiba Yamapia, ces résultats traduisent une volonté populaire de repenser profondément les institutions nationales afin de répondre aux défis actuels du pays.
Entouré de plusieurs responsables de la société civile, le chef religieux a par ailleurs annoncé la création prochaine d’une structure dénommée Coalition citoyenne pour la nation. Cette organisation aura notamment pour mission de sensibiliser la population au bien-fondé d’une refonte de la loi fondamentale.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte où le débat autour de la Constitution continue d’alimenter les discussions au sein de la classe politique et de l’opinion publique en République démocratique du Congo.
HERVÉ KABWATILA




























































