Le ministère de la Justice a annoncé le démarrage, ce mercredi 24 juin 2026, de l’audit du fichier d’identification et d’indemnisation des victimes de la « guerre de six jours » à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. L’annonce a été faite dans un communiqué consulté par la rédaction de Foxtime.cd. Cette opération s’inscrit dans le cadre des missions du Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO).
Selon le communiqué, cet audit répond à la volonté de transparence et de rigueur exprimée par le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa. Pour conduire cette mission, le cabinet spécialisé CAAF SAS (Congo Auditing and Advisory Firm SAS) a été retenu à l’issue d’un appel d’offres.
« Cet audit est réalisé conformément à la volonté de transparence et de rigueur exprimée par l’autorité de tutelle, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa. Et pour mener cette mission, le cabinet spécialisé CAAF SAS (Congo Auditing and Advisory Firm SAS) a été recruté à l’issue d’un appel d’offres », précise le document officiel.
L’objectif principal de cette démarche est de fiabiliser le fichier des bénéficiaires afin de garantir que les réparations et indemnisations soient attribuées exclusivement aux victimes et ayants droit légitimes. Les autorités congolaises estiment que cet exercice permettra d’écarter les éventuels cas de fraude et de renforcer la crédibilité du processus d’indemnisation.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par l’attente prolongée de milliers de victimes de la guerre de six jours, un conflit ayant opposé, en juin 2000, les armées rwandaise et ougandaise dans la ville de Kisangani. Depuis plusieurs mois, les autorités ont conditionné la reprise des indemnisations individuelles à l’assainissement du fichier des bénéficiaires, afin d’assurer une gestion transparente des fonds destinés aux réparations.
Le FRIVAO, créé pour gérer les fonds issus de la condamnation de l’Ouganda par la Cour internationale de Justice, poursuit ainsi son processus de redressement avec l’ambition de relancer les indemnisations sur des bases jugées fiables et conformes aux exigences de bonne gouvernance.
Selon les autorités, les conclusions de l’audit devraient permettre d’accélérer la reprise effective des paiements individuels tout en garantissant l’équité et la transparence dans la prise en charge des victimes reconnues de ce conflit.
HERVÉ KABWATILA




























































