La recrudescence des actes d’insécurité visant les institutions religieuses inquiète au sein de la capitale congolaise. Après une récente incursion à la paroisse Saint Théophile de Kimbanseke, un nouvel incident a été signalé à la paroisse Bienheureuse Anuarite, située dans le quartier Binza UPN, dans la commune de Ngaliema.
Selon des informations recueillies auprès du curé de la paroisse, le père Augustin Mfwankama, l’attaque s’est produite dans la nuit du 2 mai, aux environs de 2 heures du matin. Dans un entretien accordé à la presse locale, le prêtre a relaté qu’un individu non identifié s’est présenté devant la porte de sa chambre, proférant des menaces de mort durant près de trente minutes. L’assaillant exigeait la somme de 5 000 dollars américains.
Le père Mfwankama affirme ne pas être en mesure de confirmer si l’homme agissait seul, évoquant la possibilité de complices restés en retrait. « Je ne peux pas dire avec certitude qu’il était seul. Il est probable que d’autres personnes étaient impliquées et se tenaient à distance », a-t-il déclaré.
Face à cette situation critique, le curé a réussi à alerter discrètement ses confrères du couvent, qui sont rapidement intervenus en nombre. Cette mobilisation a contraint l’assaillant à prendre la fuite. Toutefois, avant de s’échapper, ce dernier a endommagé la porte du bureau paroissial dans l’espoir d’y trouver de l’argent, et a également fouillé un véhicule stationné à proximité.
Cet incident s’inscrit dans une série d’attaques visant les paroisses catholiques de Kinshasa, alimentant les préoccupations sur la sécurité des lieux de culte. Lors d’une précédente visite à la paroisse Saint Théophile de Kimbanseke, Fridolin Ambongo avait dénoncé une dégradation du climat sécuritaire, qu’il attribue notamment à « la médiocrité de la société » et à « la mauvaise gouvernance », mettant en cause la responsabilité de l’État congolais.
Alors que les fidèles expriment leur inquiétude, les autorités sont appelées à renforcer les mesures de sécurité autour des institutions religieuses, devenues des cibles récurrentes d’actes criminels. Une enquête devrait être ouverte afin d’identifier les auteurs de ces attaques et prévenir de nouveaux incidents.
HERVÉ KABWATILA




























































