Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) accusent la milice Convention pour la révolution populaire (CRP) d’utiliser des déplacés, y compris des enfants et des femmes, comme boucliers humains lors de ses opérations armées en Ituri, dans l’est du pays. Cette stratégie vise à compliquer les interventions des forces loyalistes, selon le porte-parole militaire.
Dans une déclaration faite samedi 03 janvier 2026, le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole du secteur opérationnel des FARDC en Ituri, a dénoncé cette tactique comme étant la principale méthode employée par les miliciens. « L’unique stratégie de la milice Convention pour la révolution populaire (CRP), c’est d’utiliser les déplacés, les enfants déplacés, les femmes déplacées comme bouclier humain », a-t-il affirmé. Il a ajouté que ces combattants, issus de l’ancien réseau de Thomas Lubanga un ex-chef de milice condamné par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre –, se dissimulent intentionnellement au sein de la population civile et dans les sites de déplacés.
Cette accusation survient dans un contexte de tensions persistantes en Ituri, région marquée par des conflits armés impliquant plusieurs groupes rebelles. Les FARDC mènent depuis des mois des opérations contre la CRP, accusée de recrutements forcés et d’attaques contre les civils. Selon des rapports humanitaires, des milliers de personnes ont été déplacées dans la province, exacerbant les risques pour les populations vulnérables.
Les Nations unies et les organisations de défense des droits de l’homme ont déjà documenté des cas similaires d’utilisation de civils comme boucliers dans d’autres conflits en Afrique centrale. La CRP, fondée par Lubanga, purge actuellement une peine de 14 ans à la CPI pour enrôlement d’enfants soldats et utilisation d’enfants dans des hostilités.
Les FARDC appellent à une vigilance accrue et à une protection internationale des déplacés. Aucun commentaire n’a pu être obtenu auprès de la CRP à ce stade. L’ONU a indiqué suivre la situation de près, soulignant les risques pour les civils dans les zones de conflit.
HERVÉ KABWATILA































































