En visite pastorale dans la province de l’Ituri, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque métropolitain de Kinshasa, a exprimé une vive indignation face aux conditions de vie des populations déplacées à Bunia. À l’issue de sa tournée dans plusieurs sites d’accueil ce jeudi 30 avril 2026, le prélat catholique a dressé un constat alarmant de la situation humanitaire.
« Quand je vous vois, c’est un sentiment de révolte », a-t-il déclaré devant des familles entassées dans des abris de fortune, dénonçant une réalité qu’il juge indigne pour des citoyens vivant dans leur propre pays. Visiblement marqué, le cardinal a évoqué une crise prolongée qui, selon lui, ne peut plus être tolérée.
Qualifiant cette situation d’ » inacceptable « , Fridolin Ambongo Besungu a insisté sur la gravité des conditions de vie dans ces camps, où manquent souvent les services de base tels que l’eau potable, les soins de santé et l’accès à l’éducation. » Il est difficile de comprendre que des hommes, des femmes et des enfants vivent dans des conditions déshumanisées « , a-t-il souligné.
Le cardinal a particulièrement attiré l’attention sur le sort des enfants nés dans ces sites de déplacés, certains n’ayant jamais connu leurs villages d’origine. Une situation qu’il considère comme le symbole d’une crise humanitaire enracinée et négligée.
Face à cette urgence, l’archevêque de Kinshasa a lancé un appel pressant à l’action. « Il faut mettre fin à ce spectacle déshumanisant « , a-t-il exhorté, appelant à une mobilisation concertée du gouvernement congolais et de la communauté internationale.
La province de Ituri demeure en proie à une insécurité persistante, alimentée par la présence de groupes armés et des tensions communautaires. Cette instabilité continue d’aggraver la situation des populations civiles, contraintes de fuir leurs localités et de survivre dans des conditions précaires.
Cette visite du cardinal intervient dans un contexte où les appels à une réponse humanitaire renforcée se multiplient, alors que des milliers de déplacés attendent toujours des solutions durables à leur situation.
HERVÉ KABWATILA





























































