Le gouvernement congolais a annoncé, mardi 26 mai, un renforcement du dispositif sécuritaire en Ituri ainsi qu’aux frontières du pays afin de contenir la propagation du virus qui touche actuellement plusieurs provinces de l’est de la République démocratique du Congo.
La décision a été prise au cours d’une réunion de coordination multisectorielle tenue à la Primature, réunissant les autorités sanitaires, sécuritaires et administratives engagées dans la riposte.
Selon les autorités, près de 300 policiers seront déployés dans les zones les plus affectées, notamment à Mongbwalu, Bunia et Rwampara. Ces agents auront pour mission de sécuriser les équipes médicales, protéger les intrants sanitaires et appuyer les opérations de riposte sur le terrain.
Le gouvernement prévoit également un renforcement des contrôles aux frontières afin de limiter les risques de propagation vers les provinces voisines et les pays limitrophes.
De son côté, la Direction générale des migrations (DGM) a annoncé plusieurs mesures préventives aux postes frontaliers.
Il s’agit notamment de l’installation de thermoflashs, de l’utilisation de fiches sanitaires pour les voyageurs ainsi que de la mise à disposition de solutions hydroalcooliques.
Sur le terrain, les équipes sanitaires font face à plusieurs difficultés, parmi lesquelles le déni de la maladie dans certaines communautés et la méfiance envers les interventions médicales. Les responsables de la riposte insistent sur la nécessité de briser rapidement la chaîne de transmission du virus, dont la période d’incubation varie entre 2 et 21 jours.
Parallèlement, d’autres mesures sont envisagées par les autorités, notamment le renforcement des campagnes de sensibilisation dans les écoles et les églises, la limitation des rassemblements dans les zones à risque et la mise en place d’équipes spécialisées pour assurer des enterrements dignes et sécurisés.
Cette nouvelle flambée épidémique affecte actuellement les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Depuis le 17 mai dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé la situation comme une urgence de santé publique de portée internationale.
HERVÉ KABWATILA




























































