Le président de la République, Félix Tshisekedi a haussé le ton face à l’insécurité à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo.
Lors de la réunion du Conseil des ministres, il a souligné que cette insécurité se manifeste par une résurgence préoccupante des enlèvements dans les transports publics et par des attaques nocturnes menées dans certaines résidences par des bandits armés.
Selon le Chef de l’Etat, ces agissements criminels alimentent un climat de psychose et de peur au sein de la population. En plus de la détresse infligée aux familles directement touchées, ces actes sapent les sentiments de sécurité collective, perturbent les activités économiques et sociales et nuisent gravement à l’autorité de l’État ainsi qu’à la confiance des citoyens dans les institutions chargées de leur protection.
Pour remédier à cette situation, le président a ordonné la mobilisation immédiate de tous les services de sécurité et de renseignement civils et militaires. L’objectif est d’intensifier les opérations de traque et de démantèlement des réseaux criminels impliqués dans ces enlèvements et attaques armées.
Dans cette perspective, il a demandé un renforcement substantiel des patrouilles, tant de jour que de nuit, ainsi qu’une présence dissuasive accrue des forces de sécurité à travers l’ensemble du territoire urbain. Il a également ordonné le déploiement effectif de postes de police dans les quartiers isolés, enclavés ou particulièrement exposés à ces actes criminels.
Parallèlement, Félix Tshisekedi a préconisé la mise à disposition de numéros verts accessibles en permanence, permettant aux citoyens d’alerter rapidement les services compétents et de signaler tout mouvement suspect. Cela vise à favoriser une collaboration étroite entre la population et les forces de sécurité dans la prévention et la lutte contre ces phénomènes d’insécurité.
De plus, les ministres de la Justice ainsi que de la Communication ont été chargés de prendre des dispositions avec le Conseil supérieur de la magistrature pour garantir que tous les dossiers relatifs à ces crimes soient jugés avec la plus grande célérité. Il s’agit des audiences publiques et foraines, fortement médiatisées, pour assurer des sanctions exemplaires et dissuasives.
Par ailleurs, il a appelé à la vigilance et à la collaboration de la population, l’invitant à signaler sans délai aux services de sécurité tout mouvement suspect ou activité criminelle.
Ces instructions interviennent tout de même dans un contexte où la police nationale fait face à un problème d’effectifs et d’équipements pouvant lui permettre de faire face aux poches d’insécurité dans la mégapole à près de 18 millions d’habitants.
Mont Carmel NDEO




























































