L’ambassade des États-Unis en République démocratique du Congo a formellement démenti, mardi, toute participation financière à la mise en place d’une future garde minière congolaise, annoncée la veille par les autorités du secteur.
Dans une note officielle, la représentation diplomatique américaine a précisé que « le gouvernement des États-Unis ne finance actuellement aucune unité de patrouille ou de garde des mines en RDC », contredisant ainsi des déclarations attribuées à l’Inspection générale des mines (IGM).
Lundi 27 avril, l’IGM avait annoncé la création prochaine d’une unité paramilitaire de 20 000 agents, chargée de sécuriser les sites miniers du pays. Le projet, estimé à 100 millions de dollars américains, avait été présenté comme reposant notamment sur des partenariats avec Washington et Abou Dhabi, suscitant de nombreuses interrogations quant à son financement et à son envergure.
En réponse, les autorités américaines ont tenu à clarifier leur position, tout en rappelant que les relations bilatérales entre les deux pays s’inscrivent dans le cadre de l’Accord de partenariat stratégique États-Unis–RDC. Selon Washington, cet accord vise à promouvoir « une croissance économique partagée, la stabilité et la prospérité ».
Ce démenti intervient dans un contexte où la gouvernance du secteur minier congolais, pilier de l’économie nationale, fait l’objet d’une attention accrue, tant sur le plan national qu’international. La création annoncée d’une force dédiée à la sécurisation des ressources naturelles soulève des enjeux liés à la transparence, à la souveraineté et au contrôle des flux financiers.
À ce stade, les sources exactes de financement de la future garde minière demeurent incertaines. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué par les autorités congolaises concernant d’éventuels partenaires alternatifs ou les modalités concrètes de mobilisation des fonds nécessaires à la mise en œuvre du projet.
HERVÉ KABWATILA






























































