Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya est revenu sur l’initiative du gouvernement visant à traduire en justice les auteurs d’insultes et de propos diffamatoires tenus à l’encontre de la Première Ministre, Judith Suminwa ainsi que d’autres autorités, notamment sur les réseaux sociaux.
Lors d’un briefing de presse organisé le lundi 27 avril, le porte-parole du gouvernement a réaffirmé l’urgence d’encadrer l’usage des plateformes numériques.
Selon lui, l’expression d’opinions ne peut aucunement être confondue à l’injure et à la diffamation.
« Nous avons fait le choix de la démocratie par conviction. Mais nous observons par ailleurs que l’usage de cette démocratie, notamment sur les réseaux sociaux, pose problème, parce qu’on a droit à la critique, on n’a pas droit à l’insulte, on n’a pas droit aux menaces, on n’a pas droit au harcèlement », a-t-il souligné.
Dans ce contexte, Muyaya a précisé que l’objectif n’est pas de « s’en prendre systématiquement aux internautes, mais de promouvoir un usage responsable » .
« Ce que nous vivons sur nos réseaux sociaux, est un dérapage. Lorsque nous faisons ce rappel, ce n’est pas que nous voulons mettre l’épée sur chacun de nos compatriotes, on ne sera jamais derrière tout le monde, mais pour que les uns et les autres fassent un usage responsable des réseaux sociaux et qu’on sache situer la limite entre la décence, entre la courtoisie, entre la critique et les insultes. Il y a des principes, des droits qui doivent être reconnus de tous. Autant nous tenons la Constitution dans ce qu’elle prévoit en termes de promotion de respect des libertés, autant cette Constitution prévoit aussi que les droits des uns et des autres qui sont lésés puissent obtenir justice.», a-t-il expliqué.
Le gouvernement prévoit également de communiquer sur la circulaire du ministre de la Justice en rapport avec l’encadrement des réseaux sociaux.
Cette circulaire clarifie les frontières juridiques et garantie que les atteintes commises en ligne fassent l’objet d’un traitement conformément au cadre légal en vigueur.
Mont Carmel NDEO






























































