Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, qualifie de « haute trahison » l’appel de l’opposition à destituer le Président Félix Tshisekedi en pleine crise sécuritaire. Selon le chef de la sécurité nationale, exiger la démission du Commandant suprême des Forces armées de la RDC (FARDC) alors que le pays fait face à une agression militaire fait directement le jeu des forces ennemies, notamment de l’armée rwandaise.
Le pouvoir perçoit cette démarche non pas comme une contestation démocratique classique, mais comme un acte d’intelligence indirecte avec l’agresseur.
« Le niveau de liberté d’expression dans lequel la République démocratique du Congo se trouve. Vous vous réunissez quelque part dans la ville de Kinshasa, dans une réunion. En plein jour, vous sortez de cette réunion pour dire aux Congolais que le commandant des forces armées congolaises que lui dirige en opération sur les fronts du Kivu, contre l’armée rwandaise.
Quatre responsables de partis politiques, vous avez identifié une date pour aller les démettre. C’est des actes de haute trahison carrément » à indiqué Shabani dans une interview accordée à une chaîne de la place
Le gouvernement rappelle que le pays traverse une guerre active, rendant toute tentative de déstabilisation institutionnelle particulièrement critique.
Les partis d’opposition prévoyaient de marcher pour exiger le départ du président Félix Tshisekedi, l’accusant d’échec sécuritaire et de trahison face à la crise.
L’opposition accuse inversement Félix Tshisekedi de haute trahison pour sa gestion de la crise sécuritaire et le non-respect de son serment constitutionnel.
Cette prise de position intervient dans un climat politique déjà agité, marqué quelques semaines plus tôt par une motion de défiance initiée contre le VPM Jacquemain Shabani lui-même à l’Assemblée nationale.
JAMES KABWE




























































