Le candidat à la présidentielle de 2023 et président du parti ENVOL l’opposant Delly SESANGA est visé par une enquête judiciaire, rapporte l’Agence Congolaise de Presse (ACP).
Selon ce média d’Etat qui cite des sources judiciaires, l’enquête étant en cours, des mesures conservatoires, dont l’interdiction de sortie du territoire, ont été prises à l’encontre de l’acteur politique afin de garantir les nécessités de la procédure conformément aux lois en la matière, en vigueur en République démocratique du Congo.
L’Agence Congolaise de Presse précise également que cette mesure, de nature « strictement procédurale », ne constitue pas « une sanction et ne préjuge en rien de la culpabilité de l’intéressé, qui bénéficie pleinement de la présomption d’innocence et des droits de la défense ».
Membre du bloc C64 qui proteste contre le changement de la constitution, le président de la formation politique ENVOL a été empêché de prendre son vol pour l’Europe par la Direction Générale de Migration (DGM) qui a d’office retenu son passeport. Les faits se sont déroulés dimanche 28 juin, à l’aéroport international de N’djili.
Delly Sesanga a dénoncé la violation de ses libertés fondamentales dont celle de mouvement garantie par l’article 30 de la constitution, affirmant qu’il n’a reçu aucune notification des griefs qui lui sont reprochés.
Son parti politique et les membres de la Coalition C64 ont dénoncé la tyrannie qui met en mal l’avènement d’un véritable État de droit.
« Empêcher Delly Sesanga d’exercer sa liberté de mouvement et de se rendre à l’étranger pour recevoir les soins nécessités par les blessures par balles qu’il a subies lors de la répression sanglante du sit-in constitue une grave violation des droits fondamentaux. Après l’avoir grièvement blessé, le priver de soins appropriés est inhumain et inacceptable. Cette dérive confirme que le combat contre la tyrannie dans notre pays n’est plus une option, mais un devoir patriotique pour sauver notre démocratie et l’État de droit », a déclaré Jean-Marc Kabund, président du parti A.Ch.
Le secrétaire général d’ENVOL, Rodrigue Ramazani a indiqué que Sesanga disposait d’un billet d’avion prévoyant son retour à Kinshasa pour le 4 juillet, soit quatre jours avant la marche du 8 juillet.
« Il se rendait effectivement à l’étranger pour des soins médicaux à la suite des blessures subies lors du sit-in du 12 juin, avec l’intention clairement établie de revenir à Kinshasa pour participer activement à la marche aux côtés du peuple souverain », a-t-il expliqué.
Mont Carmel NDEO




























































