Loin du cadre institutionnel dominé par la majorité au pouvoir, l’opposition et le clan présidentiel ont donné le go d’une confrontation populaire.
À la conquête de la rue, les deux camps qui ne parlent pas le même langage notamment au sujet de la révision constitutionnelle ou du format du dialogue national « inclusif » annoncé, semblent prêts à en découdre.
Moins de 24 heures après la marche de l’opposition réunie au sein de la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) contre tout projet de changement de la constitution, le parti présentiel a annoncé une série de manifestations à travers les 145 territoires de la République démocratique du Congo.
Contrairement à la C64, le secrétaire général et président intérimaire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès
Social (UDPS/Tshisekedi), Augustin Kabuya affirme ces contre-marches viseront à soutenir la loi référendaire et le dialogue national inclusif pour la paix, la cohésion et la refondation de l’Etat annoncé par le président de la République.
Dans son communiqué, le patron du parti au pouvoir indique que la première mobilisation populaire se tiendra dès le mardi 22 septembre.
D’après Augustin Kabuya, celle-ci réunira ses membres et alliés politiques, la société civile, les confessions religieuses et les mouvements étudiants.
Cette annonce intervient alors que l’Assemblée nationale a décidé d’inscrire le texte relatif au référendum parmi les priorités de cette session de septembre, traditionnellement consacrée à l’examen et l’adoption de la Loi des Finances et à la reddition des comptes.
À la demande du Chef de l’Etat, la loi fixant les conditions de l’organisation du référendum déclarée conforme à la Constitution par la Cour Constitutionnelle a été soumise à une nouvelle délibération de l’Assemblee nationale.
En outre, la Chambre Basse du Parlement congolais examinera les textes liés aux réformes électorales et à l’identification des électeurs.
Mont Carmel NDEO


























































