La 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo poursuit sa progression. En l’espace de vingt-quatre heures, le nombre de cas confirmés est passé de 1 963 à 2 011, tandis que le bilan des décès est passé de 718 à 754, selon les rapports successifs de l’Institut national de santé publique (INSP) couvrant les situations des 12 et 13 juillet.
D’après le dernier bulletin épidémiologique publié le 14 juillet, la létalité globale de la maladie a également augmenté, passant de 36,6 % à 37,5 %. Cette évolution témoigne de la persistance de la circulation du virus dans plusieurs zones affectées du pays.
Le rapport indique par ailleurs que le nombre de patients actuellement en isolement est passé de 736 à 753. Dans le même temps, les guérisons cumulées ont progressé de 333 à 366 personnes, traduisant la poursuite des efforts de prise en charge médicale dans les structures spécialisées.
Le taux de suivi des contacts constitue le seul indicateur en nette diminution. Il est passé de 81,5 % à 67,4 % entre les deux rapports. Toutefois, l’INSP précise que cette baisse ne résulte pas d’une dégradation des opérations de terrain.
Selon l’institution, cette variation est liée à un processus de nettoyage et d’harmonisation de la base de données DHIS2, visant à consolider les informations provenant des zones de santé, des laboratoires ainsi que des centres de prise en charge. Cette révision des données a permis d’obtenir une image plus précise de la situation épidémiologique.
L’Ituri reste la province la plus touchée par l’épidémie. Sur les 36 zones de santé affectées à travers le pays, 26 se trouvent dans cette province du nord-est, qui demeure l’épicentre de la flambée.
Les autorités sanitaires poursuivent les activités de surveillance, de recherche des contacts, de prise en charge des malades et de sensibilisation communautaire afin de limiter la propagation du virus.
À l’inverse, le Sud-Kivu enregistre une évolution encourageante. La province totalise désormais 47 jours sans notification d’un nouveau cas confirmé d’Ebola, se rapprochant ainsi des critères requis pour une éventuelle déclaration officielle de fin d’épidémie au niveau provincial.
Malgré cette amélioration localisée, les autorités sanitaires appellent à maintenir la vigilance face à une épidémie qui a déjà causé plus de 750 décès et franchi le seuil des 2 000 cas confirmés à l’échelle nationale.
HERVÉ KABWATILA



























































