Le président de la République démocratique du Congo, , a annoncé un plan national de riposte évalué à 319 millions de dollars américains pour faire face à la résurgence de l’épidémie d’Ebola Bundibugyo qui sévit dans la province de l’Ituri.
S’exprimant à l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la RDC, le chef de l’État a consacré une partie importante de son adresse à la situation sanitaire préoccupante qui touche principalement les zones de santé de Rwampara, Mongwalu et Bunia.
Qualifiant cette résurgence d’« une nouvelle épreuve sanitaire » pour le pays, Félix Tshisekedi a indiqué qu’un plan global de riposte avait été élaboré par les autorités sanitaires avec l’appui des partenaires concernés.
Selon lui, les premiers moyens financiers nécessaires à la mise en œuvre des interventions ont déjà été mobilisés en urgence afin de contenir la propagation de la maladie.
« Ebola n’est ni une rumeur ni une honte. C’est une urgence sanitaire qui exige responsabilité, solidarité et vérité », a déclaré le président congolais, appelant la population à adopter un comportement responsable face à la menace épidémique.
Le chef de l’État a notamment exhorté les habitants des zones affectées et l’ensemble des Congolais à respecter les mesures sanitaires recommandées par les autorités, à signaler rapidement tout cas suspect et à éviter la propagation de fausses informations susceptibles de compromettre les efforts de lutte contre la maladie.
Pour Félix Tshisekedi, le succès de la riposte dépendra autant des moyens déployés que de l’adhésion des communautés aux mesures de prévention.
« La force de notre riposte résidera dans la confiance, la discipline collective et la solidarité nationale », a-t-il souligné.
Cette nouvelle flambée d’Ebola Bundibugyo intervient alors que la RDC demeure l’un des pays africains les plus confrontés aux épidémies récurrentes de maladies à potentiel épidémique. Les autorités sanitaires et leurs partenaires sont désormais mobilisés pour renforcer la surveillance, la prise en charge des malades, le suivi des contacts ainsi que les activités de sensibilisation communautaire dans les zones touchées.
Le gouvernement espère que la mise en œuvre rapide du plan de 319 millions de dollars permettra de limiter la propagation du virus et de protéger les populations exposées dans la province de l’Ituri et au-delà.
HERVÉ KABWATILA





























































