Le président Félix Tshisekedi a réitéré sa volonté de supprimer les structures étatiques jugées budgétivores et improductives afin de rationaliser les finances publiques lors de la 82eme réunion du Conseil des ministres de ce vendredi 13 mars 2026. Cette directive, déjà exprimée en mai 2025, vise à évaluer la pertinence de nombreux établissements publics créés récemment pour réduire le train de vie des institutions.
Face à la prolifération de structures étatiques budgétivores et inefficaces, Il a instruit le gouvernement d’identifier, d’analyser le rendement et de supprimer ou reconfigurer les organismes créés récemment au sein des ministères dont la valeur ajoutée est jugée insuffisante pour les finances publiques. Cette démarche vise à recentraliser les ressources au profit du Trésor public
» Le Président de la République tient à la rationalisation des dépenses publiques qui constituent un levier immédiat, crédible et indispensable pour préserver les équilibres macroéconomiques de notre pays. (..)Rappelant la ligne tracée lors de la 74e réunion, du Conseil de ministres, il a constaté ces derniers temps, la tendresse croissante à la création des fonds des cellules, des commissions et autres structures publiques, souvent à l’initiative des différents ministères. Si certaines de ces structures peuvent répondre à des besoins spécifiques de mise en œuvre des politiques publiques, il n’en demeure pas moins que leur multiplication non encadrée exerce un effet de pression et d’éviction des ressources du trésor public. », a déclaré Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias, dans son compte rendu de la 83e réunion du conseil des ministres
Une instruction qui fait écho à sa directive initiale émise en mai 2025. Malgré cette pression présidentielle pour rationaliser les dépenses publiques, aucune évaluation publique formelle du suivi de cette première injonction n’a été réalisée à ce jour, alors que le pays fait face à des besoins sécuritaires accrus, mobilisant 30 % du budget 2026.
À ce jour, les résultats concrets de l’inventaire demandé en 2025 n’ont pas été communiqués, laissant persister le constat d’une prolifération d’organismes publics dont l’efficacité opérationnelle reste contestée.
Cette persistance du président sur la question souligne une tension entre la volonté de réforme de l’exécutif et la lenteur structurelle de l’administration à assainir le portefeuille des entités publiques.
Car en son temps, Nicolas Kazadi, ancien ministre des Finances, actuellement député national, avait exprimé des préoccupations concernant la création de 53 établissements publics non budgétisés durant le premier mandat du Président Tshisekedi. Il a dénoncé, lors d’une interview accordée au média en ligne la Lionne Tv officielle, les recrutements incontrôlés et la mauvaise gestion des finances publiques qui en découlent, considérant cela comme un frein au développement du pays.
JAMES KABWE




























































