L’organisation internationale Human Rights Watch a publié un nouveau rapport dans lequel elle affirme que neuf des dix-sept personnes précédemment portées disparues puis retrouvées entre les mains du Conseil national de cybersécurité (CNC) ont été libérées. Huit autres demeurent toutefois en détention, parmi lesquelles plusieurs figures politiques et militants des droits humains.
Selon ce document consulté par la rédaction de Foxtime.cd ce mercredi 13 mai 2026, les opposants Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadary figurent parmi les détenus encore retenus.
Les deux responsables du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de l’ancien président Joseph Kabila, sont détenus respectivement depuis le 18 janvier 2026 et le 16 décembre 2025. Les activités du PPRD restent suspendues sur l’ensemble du territoire national.
« Sur ces 17 cas, 9 personnes ont été libérées et 8 restent en détention. Deux d’entre elles, Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale sous l’étiquette du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) sous la présidence de Joseph Kabila, et Emmanuel Shadary, secrétaire permanent du PPRD, sont détenus par le CNC depuis respectivement le 18 janvier 2026 et le 16 décembre 2025. Six personnes ont été transférées du CNC mais demeurent en détention, dont cinq en attente de jugement pour outrage à l’État ou complicité avec le M23 », indique le rapport.
Dans un précédent rapport publié en mars dernier, Human Rights Watch accusait déjà les autorités congolaises de se servir du Conseil national de cybersécurité pour arrêter et détenir arbitrairement des opposants politiques depuis mars 2025.
L’organisation soutenait que cet organe rattaché à la présidence de la République aurait agi à travers les services de sécurité pour mener ces interpellations.
Pour étayer ses accusations, HRW affirme avoir interrogé 34 personnes, parmi lesquelles neuf anciens détenus du CNC ainsi que onze proches de personnes arrêtées.
D’après les témoignages recueillis, des éléments de la Garde républicaine, de la Police nationale congolaise et des agents en civil auraient procédé à plusieurs arrestations, parfois au cours de la nuit.
Plusieurs ex-détenus affirment également avoir été transportés les yeux bandés vers différents centres de détention du CNC, sans qu’aucun mandat d’arrêt ne leur soit présenté.
Ces pratiques, selon l’ONG, soulèvent de sérieuses préoccupations quant au respect des droits fondamentaux et des garanties judiciaires en République démocratique du Congo.
À ce stade, les autorités congolaises n’ont pas encore officiellement réagi aux nouvelles accusations formulées dans ce rapport.
HERVÉ KABWATILA




























































