Le ministère de la Justice de la République démocratique du Congo a annoncé, lundi 11 mai 2026, l’ouverture de poursuites judiciaires contre les auteurs de propos qualifiés d’injurieux, diffamatoires et menaçants visant le président de la République, Félix Tshisekedi. Cette décision intervient dans un contexte de tensions politiques et de multiplication de messages virulents diffusés sur les réseaux sociaux et dans le cyberespace congolais.
Dans un communiqué officiel publié ce 11 mai, le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Ngefa Guillaume, affirme que ces publications constituent des infractions prévues par le droit pénal congolais. Selon les autorités, les contenus incriminés portent atteinte à l’autorité de l’État, à la dignité des institutions républicaines ainsi qu’à la cohésion nationale.
Le ministère précise que les autorités judiciaires compétentes ont été instruites d’engager « des poursuites immédiates » contre les auteurs identifiés. Les enquêtes devront notamment permettre l’identification technique et judiciaire des personnes impliquées, y compris celles opérant depuis l’étranger.
Cette annonce fait suite à une vague de réactions enregistrées après la conférence de presse du chef de l’État tenue le 6 mai dernier.
Plusieurs messages critiques, parfois accompagnés d’attaques personnelles et d’appels jugés hostiles au pouvoir, ont largement circulé sur différentes plateformes numériques.
Dans son communiqué, le ministère rappelle également que le président de la République, en tant que garant de la Constitution et du fonctionnement régulier des institutions, bénéficie d’une protection juridique particulière. Les autorités mettent en garde contre toute instrumentalisation de figures publiques à des fins d’incitation à la haine, à la violence ou aux troubles à l’ordre public.
« Le gouvernement demeure déterminé à assainir le cyberespace national et à préserver la stabilité des institutions républicaines », souligne le texte officiel.
Cette initiative intervient dans un climat politique sensible où les débats autour de la gouvernance, de la liberté d’expression et de la régulation des contenus numériques suscitent régulièrement des controverses en République démocratique du Congo. Des observateurs de la société civile appellent toutefois à concilier la lutte contre les discours de haine avec le respect des libertés fondamentales garanties par la Constitution, notamment la liberté d’opinion et d’expression.
Il faut signaler qu’à ce stade, aucune information officielle n’a été communiquée sur le nombre de personnes déjà identifiées ou interpellées dans le cadre de ces poursuites.
HERVÉ KABWATILA




























































