Le ministère des Finances que dirige Doudou Fwamba a réaffirmé son rôle de pilote de la réforme du secteur des jeux d’argent et de hasard en République démocratique du Congo, tout en fixant de nouvelles échéances aux opérateurs de paris sportifs, casinos et loteries pour se conformer aux exigences réglementaires en vigueur.
Dans un communiqué officiel daté du 10 juillet 2026, dont une copie consultée par la rédaction de Foxtime.cd le ministère rappelle que cette mission lui a été confiée par le Conseil des ministres lors de ses réunions des 8 novembre 2024 et 11 avril 2025. Cette réforme vise à renforcer la gouvernance, la transparence et le contrôle des activités liées aux jeux d’argent et de hasard, un secteur en pleine expansion dans le pays.
Au cœur de cette transformation figure le déploiement d’une plateforme nationale de régulation et de supervision, mise en œuvre sous la coordination de la Cellule de Surveillance des Jeux d’Argent et de Hasard (CSJA).
Selon les autorités, cet outil est certifié ISO/IEC 27001:2022, une norme internationale relative à la sécurité de l’information. L’intégration technique de plusieurs établissements de monnaie électronique est déjà achevée, tandis que celle des opérateurs de jeux se poursuit progressivement.
Le ministère précise que la phase pilote de cette plateforme prendra fin le 30 août 2026. À l’issue de cette période, les entreprises qui n’auront pas engagé les démarches nécessaires à leur mise en conformité s’exposeront à des sanctions administratives prévues par la réglementation en vigueur. Les opérateurs déjà connectés au système bénéficieront toutefois de certaines mesures dérogatoires liées à la facture normalisée.
Par ailleurs, toutes les sociétés exploitant des jeux d’argent et de hasard notamment les paris sportifs, casinos, loteries et concours de pronostics sont invitées à s’identifier officiellement auprès du cabinet du ministre des Finances au plus tard le 31 juillet 2026. Cette opération constitue une étape préalable à leur intégration dans le nouveau dispositif national de supervision.
Le ministère a également mis en garde les acteurs du secteur contre « toute initiative parallèle » menée en dehors des résolutions du Conseil des ministres. Il souligne que seules les structures mandatées par le gouvernement sont habilitées à conduire cette réforme et prévient que les démarches entreprises en dehors de ce cadre ne sauraient engager l’État congolais.
À travers cette réforme, le gouvernement entend améliorer le suivi des flux financiers générés par les jeux d’argent, accroître les recettes publiques, renforcer la protection des joueurs et lutter contre les risques liés à la fraude et au blanchiment d’argent. En attendant l’installation de la future Autorité de Régulation des Jeux d’Argent (ARJA), la CSJA demeure l’organe chargé de conduire cette phase transitoire.
HERVÉ KABWATILA



























































