Les évêques catholiques de la province ecclésiastique de Kinshasa ont dressé un tableau sombre de la situation sociale et sécuritaire dans leur espace pastoral, à l’issue de leur Assemblée épiscopale clôturée ce mercredi 14 mai 2026 à Inongo.
Dans une déclaration finale sanctionnant une semaine de travaux, les prélats ont dénoncé « la pauvreté, l’insécurité généralisée, les attaques ciblées contre l’Église catholique, ses représentants et ses structures, ainsi que la montée vertigineuse des violences physiques et verbales ».
Les évêques ont également exprimé leur inquiétude face à plusieurs difficultés qui affectent les populations locales. Ils ont notamment cité « les tracasseries fluviales et routières, la multiplication des barrières, des taxes inappropriées, l’abandon de la jeunesse à son triste sort, la corruption dans les milieux éducatifs et les institutions étatiques, le retard dans le paiement des salaires des fonctionnaires dans les milieux ruraux et l’enclavement de plusieurs contrées » de leur province ecclésiastique.
Selon les prélats catholiques, cette accumulation de problèmes fragilise davantage les communautés déjà confrontées à des conditions de vie précaires et à un accès limité aux services de base.
Malgré ce constat préoccupant, les évêques ont reconnu certains efforts entrepris par les autorités publiques. Ils ont salué les avancées enregistrées dans la fourniture de l’électricité ainsi que l’amélioration des infrastructures routières dans certaines zones de la province ecclésiastique de Kinshasa.
Concernant la situation sécuritaire, les responsables de l’Église catholique ont également encouragé les initiatives visant à restaurer la paix dans les régions touchées par les violences attribuées à la milice Mobondo. Ils ont exprimé le souhait de voir « cet élan se poursuivre » afin de garantir une stabilité durable et la protection des populations civiles.
Réunis à Inongo, les évêques ont enfin appelé les autorités, les acteurs sociaux et les citoyens à renforcer leurs efforts pour promouvoir la justice sociale, la paix et le développement au bénéfice des communautés locales.
HERVÉ KABWATILA




























































