La Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO) en République Démocratique du Congo traverse une crise profonde marquée par des défis financiers, sociaux et opérationnels majeurs notamment les arriérés de salaires atteignant jusqu’à 118 mois, la mauvaise gestion chronique, la spoliation de ses concessions, la quasi-inactivité, des dettes massives, et des conflits de gouvernance liés à la cession de ses actifs.
Nommé par ordonnance présidentielle, le nouveau Directeur Général de la SOKIMO Yannick Mulundu Nzonde, a pour mission première de donner un « nouveau souffle » à cette société aurifère stratégique. Les priorités incluent la relance de la production en Ituri, la réhabilitation de la centrale de Budana et la renégociation des partenariats, notamment avec Kibali Gold Mine, pour générer les liquidités nécessaires afin de relevé plusieurs urgences.
Il fera face aussi à la vente illégale ou bradage de concessions et de parts sociales, notamment dans le projet AJN Resources. L’occupation illégale notamment des carrés miniers sont transformés en zones d’exploitation artisanale (ZEA) par des tiers ou des groupes armés.
La SOKIMO fait face aux infrastructures vétustes notamment avec les pannes récurrentes à la centrale hydroélectrique de Budana et manque de fonds pour la réhabilitation des équipements. La société tente de se relancer à travers des réhabilitations d’usines, mais reste fragilisée par ce passif lourd.
Les Partenariats déséquilibrés s’invitent sur la table avec les conflits liés à la gestion des joints-ventures notamment avec Kibali Goldmines et AJN, où la SOKIMO perd le contrôle de ses intérêts.
Considéré comme une figure montante de l’entrepreneuriat congolais, Yannick Mulundu Nzonde arrive avec une réputation de gestionnaire moderne pour redynamiser ce fleuron minier.
JAMES KABWE































































