Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué, dans un rapport rendu public samedi 28 février 2026 et consulté par foxtime.cd, que près de 32 000 personnes ont été nouvellement déplacées depuis le début de l’année 2026 dans la province de l’Ituri.
Ces nouveaux mouvements portent à plus de 922 000 le nombre total de civils vivant actuellement en situation de déplacement à travers la province, selon la même source.
D’après le rapport, les attaques répétées des groupes armés demeurent la principale cause de ces déplacements. Les catastrophes naturelles ainsi que les conflits fonciers figurent également parmi les facteurs aggravants.
« Les femmes représentent 51 % de la population déplacée dans l’ensemble de la province de l’Ituri. Plus de 98 % des déplacements sont dus aux attaques et affrontements armés. Djugu, Mambasa et Irumu ont été les territoires les plus affectés sur le plan sécuritaire. Une partie d’Irumu et Mahagi faisait face à la catastrophe naturelle avec la crue du lac Albert, tandis qu’à Aru le conflit foncier continue à troubler la quiétude des habitants », précise le document.
Les territoires de Djugu, Mambasa et Irumu concentrent ainsi l’essentiel des incidents sécuritaires. Par ailleurs, la montée des eaux du lac Albert a accentué la vulnérabilité des populations dans certaines zones d’Irumu et de Mahagi, tandis qu’à Aru, les différends liés à la terre continuent d’alimenter l’instabilité locale.
Le rapport note également une dynamique de retour progressive dans certaines zones. Au cours des dix-huit derniers mois, près de 902 000 personnes, soit 54 % des déplacés, ont regagné leurs villages d’origine, principalement dans le territoire de Djugu.
Ces retours seraient liés aux opérations menées par les forces armées congolaises et leurs partenaires pour contenir les menaces des groupes armés.L’administration militaire revendique des avancées sécuritaires
Placée sous état de siège, l’administration militaire de l’Ituri affirme rester déterminée à protéger les civils contre les détenteurs illégaux d’armes.
Entre juillet 2025 et février 2026, plus de 49 miliciens du groupe armé lié à Thomas Lubanga Dylo auraient été capturés, tandis que 100 autres se seraient rendus aux forces loyalistes. Plus de 500 munitions de guerre appartenant aux miliciens de la CRP et aux rebelles des Allied Democratic Forces (ADF) auraient également été récupérées.
Les autorités estiment que ces opérations marquent un tournant positif dans le processus de stabilisation de la province, même si la situation humanitaire demeure préoccupante pour des centaines de milliers de déplacés.
HERVÉ KABWATILA






























































