En République democratique du Congo, le gouvernement s’emploie à remonter la pente du taux d’accès à l’électricité renouvelable dans la partie orientale du pays.
Pour y parvenir, Kinshasa mise sur le projet novateur de la centrale hydroélectrique Ruzizi III situé sur la rivière Ruzizi, à la frontière avec le Rwanda dans la région des Grands Lacs.
Dans ce cadre, le ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a évalué l’état d’avancement du projet avec l’entreprise TotalEnergies représentée Ronan Masseron, Africa Division Country Chair pour la région des Grands Lacs, accompagné de Baba Moussa Diallo, Directeur général de TotalEnergies Marketing RDC SA.
Lors de cette rencontre, les représentants de l’entreprise française ont présenté les contraintes à lever à court terme, ainsi que les perspectives de relance dans le contexte des dynamiques régionales en faveur de la paix, de l’intégration économique et des investissements structurants.
Par l’entremise du VPM de l’Économie, le gouvernement a réaffirmé l’intérêt stratégique de ce projet pour la RDC et son engagement à faire rapport aux instances compétentes en vue d’un examen rapide des préoccupations soulevées.
Situé à environ 5 km à l’ouest de Bugarama (Rwanda), en aval des centrales existantes Ruzizi I et Ruzizi II, Ruzizi III est une infrastructure régionale visant à renforcer durablement l’accès à une électricité renouvelable et abordable dans la région des Grands Lacs, en particulier dans l’est de la RDC.
En février dernier, le ministre de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi a plaidé pour la réhabilitation des centrales hydroélectriques privées abandonnées ou en faillite et à l’extension de leur desserte aux populations locales. Il s’agit de 17 centrales hydroélectriques privées dans sept provinces, constituant un patrimoine énergétique stratégique à ce jour inexploité.
Selon lui, leur réhabilitation représente une opportunité stratégique pour renforcer la sécurité énergétique des zones minières, améliorer l’accès à l’électricité des populations locales, valoriser les actifs publics existants et réduire la dépendance aux énergies fossiles.
Pour y parvenir, le modèle économique envisagé est le recours au secteur privé par le biais des partenariats à mettre en place suivant les dispositions réglementaires en vigueur, notamment la conclusion des contrats IPP (Independent Power Producer) où l’investisseur privé investit, réhabilite et exploite les installations pour vendre l’électricité produite à un « Off-taker », Opérateur public ou privé, disposant d’un réseau de distribution, dans le cadre d’un Contrat d’Achat d’Électricité.
L’ensemble de ces projets s’inscrit dans le cadre du Compact Énergie RDC, qui vise à atteindre 62% d’accès à l’électricité d’ici 2030.
En 2025, le taux d’accès à l’énergie électrique a atteint 21,5%.
Mont Carmel NDEO




























































