L’ancien ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique et membre actuel de l’Union sacrée de la Nation, suscite une vive polémique à travers ses récentes déclarations sur la révision de la constitution de la République Démocratique du Congo. Connu pour sa fidélité à l’ancien président Joseph Kabila, Bakonga a, lors d’une sortie médiatique ce jeudi 19 mars 2026, exprimé un soutien inébranlable à l’idée d’un changement constitutionnel sous la présidence de Félix Tshisekedi Tshilombo, appelant à la création d’une quatrième République.
L’homme politique, longtemps considéré comme un Kabiliste de cœur et de conviction, semble avoir changé de camp, prêtant désormais allégeance au président actuel, Félix Tshisekedi Tshilombo, qu’il considère comme l’homme capable de sortir le pays de la crise institutionnelle. Selon Bakonga, le changement de la constitution est crucial, et ce n’est qu’à travers ce processus que la République Démocratique du Congo pourra entrer dans une nouvelle ère.
« Il faut changer cette constitution », a déclaré Willy Bakonga lors de son discours devant les membres de son parti politique. L’ancien ministre a évoqué l’échec des régimes précédents à entreprendre cette réforme. « La première république avait échoué dans cette démarche, la deuxième aussi, et la troisième également », a-t-il souligné. Mais selon lui, l’actuel président est en meilleure position pour mener cette réforme à bien, étant donné son large soutien populaire et les avancées visibles à travers le pays.
« Félix Tshisekedi fait un effort pour faire sortir le pays du gouffre. Nous voyons tous les travaux en chantier par-ci, par-là. Voilà pourquoi, avec le président Félix Tshisekedi Tshilombo, nous devons avoir la quatrième République », a insisté Willy Bakonga. Ce dernier a ajouté que, selon lui, Félix Tshisekedi a largement démontré ses capacités de gestion, et qu’il est non seulement aimé des Congolais, mais qu’il est aussi « un congolais de père et de mère » qui mérite de continuer à conduire le pays vers le développement.
Willy Bakonga a poursuivi en affirmant que Félix Tshisekedi ne doit pas quitter le pouvoir, se demandant ironiquement « où il doit partir pour aller où exactement ». Pour lui, l’amour des Congolais pour leur président justifie amplement qu’il poursuive son mandat et ses réformes en toute liberté. « Laisse-le conduire le beau pays », a-t-il lancé avec conviction, dans une déclaration qui reflète son soutien sans réserve à l’actuel chef de l’État.
Les déclarations de Bakonga interviennent dans un contexte politique particulièrement tendu, où le changement de la constitution est au cœur des débats. Ce sujet divise profondément la classe politique congolaise, plusieurs partis et personnalités politiques exprimant des réserves, voire une opposition totale à cette réforme. Parmi eux, Modeste Bahaiti Lokwebo, ancien vice-président du Sénat, a dû déposer sa lettre de démission après avoir publiquement refusé l’idée de modifier la constitution.
Beaucoup de critiques estiment que ce changement constitutionnel serait avant tout une manœuvre pour permettre à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat, ce que la constitution actuelle interdit. Cependant, les partisans de cette réforme, dont Willy Bakonga, jugent que le pays a besoin de stabilité politique pour réussir son développement, et que l’actuel président est le mieux placé pour mener cette tâche.
Les prises de position comme celles de Willy Bakonga ne manquent pas de susciter des réactions au sein de la classe politique et au-delà, dans l’opinion publique. Alors que certains saluent son soutien à Félix Tshisekedi, d’autres y voient une tentative de prolonger le mandat présidentiel au-delà des limites fixées par la constitution actuelle. Le débat autour du changement de la constitution risque donc de continuer à alimenter les discussions et à faire couler beaucoup d’encre dans les mois à venir.
Pour l’instant, la question reste en suspens, mais la sortie médiatique de Willy Bakonga met sans aucun doute un peu plus de pression sur les acteurs politiques du pays.
HERVE KABWATILA




























































