Les services de sécurité ont démantelé un réseau opérant depuis 2024, dans l’exploitation illégale de minerais en territoire de Djugu, en province de l’Ituri, placée sous état de siège.
Il s’agit de onze (11) ressortissants chinois et trois (3) Congolais dont un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), recruté pour sécuriser le site minier exploité par le groupe.
Les individus arrêtés ont été présentés au gouverneur militaire, le lieutenant général Johny Nkashama Luboya, ce mardi 28 avril 2026.
Dans sa communication, l’exécutif de l’Ituri a appelé la justice à diligenter des enquêtes approfondies notamment dans le territoire d’Aru.
Le gouverneur militaire a notamment demandé que les investigations soient menées « jusqu’au bout », évoquant des inquiétudes liées à la sécurité lors de la découverte du groupe dans la zone de Nizi.
L’exécutif a exigé des explications sur la présence, sur le site, d’un militaire retrouvé en état d’ébriété.
« Il faut que ça cesse et je demande encore à notre justice de faire des investigations jusqu’au bout, que ça soit pour Aru et pour la situation de Nizi. Hier lorsqu’on a découvert ce groupe, à la sortie, la délégation n’était plus en sécurité parce l’information qui venait, c’était qu’il y avait un groupe armé qui s’était déjà organisé pour les attaquer. Ça c’est très grave, c’est très grave. Je voudrais aussi savoir qui est ce militaire et qui est son commandant, pour qu’ensemble, ils soient punis. Je réitère le message ici, je vais suivre ces deux dossiers jusqu’au bout pour que ça serve d’exemple », a déclaré le gouverneur d’Ituri.
L’autorité militaire a annoncé le suivi du dossier « jusqu’au bout » estimant que cette affaire doit servir d’exemple et conduire à une répression effective.
Le lieutenant Général Kashama a appelé les autorités politiques à prendre des résolutions politiques afin de mettre un terme à la présence irrégulière des ressortissants étrangers dans les sites miniers.
« Nous avons été très large. Vous savez que Nizi et Mapanga, c’était l’épicentre de l’insécurité. C’est là où il y avait les groupes armés. J’ai dû demander au Chef de l’Etat, commandant suprême qu’il y ait une résolution plus ou moins politique, parce que ces gens-là étaient là avant, ils étaient dans une situation de guerre. Nous avons récupéré Nizi et Mapanga et nous avons donné des conseils pour que tout le monde se régularise. Hélas, on nous prend pour des naïfs et on continue le même jeu. Je crois que cette fois-ci, on va punir », a-t-il averti.
Lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, le président de la République, Félix Tshisekedi a appelé au renforcement de la gouvernance minière afin d’éradiquer définitivement la fraude minière et l’exploitation illicite des minerais.
Selon lui, à Mahagi comme à Aru en Ituri, ainsi que dans les provinces du Bas Uélé et du Maniema, des expatriés sans permis mènent une exploitation minière « anarchique » et « cavalière » en violation du cadre légal et réglementaire.
Ce pillage, a-t-il souligné, coûte à l’Etat congolais des milliards de dollars annuels, sans bénéfice pour les trésors publics ni pour les communautés locales.
Au cours de sa mission d’évaluation du secteur minier, le ministre Louis Watum, a ordonné la fermeture des sites miniers illégaux, la saisie systématique des engins utilisés dans ces exploitations illégales, la traçabilité et la sécurisation des sites concernés, l’identification, la poursuite judiciaire et la sanction, sans complaisance, de tous les auteurs, co-auteurs, complices et de leurs réseaux de soutien, ainsi que la redistribution, dans un cadre légal et transparent, des équipements saisis au profit des structures qu’on laisse qualifiées, engagées dans une exploitation responsable et conformes aux normes environnementales et sociales.
Il a également mis en place une commission mixte associant les autorités provinciales, l’administration minière ainsi que les forces des défenses et des sécurités en vue d’identifier les responsabilités des proposés des mesures correctives appropriées.
Mont Carmel NDEO































































