La controverse persiste en République Démocratique du Congo (RDC) autour de l’accord de sous-traitance migratoire signé avec les États-Unis, qui prévoit l’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers expulsés du territoire américain, une situation qui a débuté en avril 2026.
Dans un briefing presse tenu ce lundi 27 avril à la RTNC, le ministre Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, qualifie l’accord de « décision souveraine, assumée et bien plus du futur que du présent », censée renforcer les relations bilatérales avec Washington tout en insistant sur le fait qu’il s’agit d’un transit et non d’une installation durable.
Contrairement aux interprétations « alarmistes », M. Muyaya insiste sur le fait que l’opération est une décision souveraine, encadrée pour garantir la sécurité et le respect des droits des migrants.
Selon le ministre, la prise en charge logistique et technique est entièrement assurée par le gouvernement américain la RDC ne supporte aucune charge.
Malgré les assurances de M. Muyaya, plusieurs voix au sein de la société civile et de l’opposition critiquent le manque de clarté sur les « modalités définies conjointement » et craignent une sous-traitance migratoire.
De nombreux critiques s’interrogent sur la pertinence d’accueillir des migrants étrangers alors que la RDC fait déjà face à une crise humanitaire majeure avec des millions de déplacés internes dus à l’instabilité dans l’Est du pays.
Les premières réactions de certains migrants arrivés sur place, décrivant la situation locale comme précaire, alimentent le scepticisme sur la capacité et l’intérêt du pays à gérer un tel flux, même de transit.
JAMES KABWE































































