L’ancien Président de la République, Joseph Kabila Kabange a rejeté les sanctions économiques annoncées jeudi 30 avril, par le Département du Trésor américain par le biais de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC).
À travers un communiqué publié ce vendredi par son cabinet, l’ancien Chef de l’Etat dénonce une décision « profondément injustifiée, politiquement motivée et fondée sur des accusations non étayées de preuves irréfutables ».
Pour étayer sa position, Joseph Kabila rappelle avoir consacré son action à la réunification du territoire national, à la pacification progressive du pays, à la reconstruction de l’État et à la stabilisation de la région des Grands Lacs.
« C’est sous sa présidence que la RDC est sortie d’une guerre régionale dévastatrice, a retrouvé son unité institutionnelle et a connu, pour la première fois de son histoire, une passation pacifique et civilisée du pouvoir au sommet de l’État », indique ce communiqué.
Pour le clan Kabila, la décision de l’administration Trump se fonde sur le narratif du pouvoir de Kinshasa, qui, dit-il avait été « incapable de soutenir les accusations formulées contre lui par la moindre preuve devant la justice militaire congolaise pourtant aux ordres » .
« Elle risque donc d’être perçue, en RDC, en Afrique et dans le monde comme un soutien à la dictature et à la tyrannie, un blanc-seing à l’écrasement de toute voix qui s’élève contre la corruption, la prédation et la confiscation de l’État; bref, une caution à un pouvoir qui substitue un clan à l’État, confond règlement de comptes et justice, use et abuse des pretextes d’ordre sécuritaire pour réprimer et éliminer toute voix dissidente », précise la même source.
Réaffirmant son attachement à l’intégrité territoriale de la RDC, à la paix et à une solution politique inclusive, Joseph Kabila demande à ce que l’implication américaine contribue à la recherche d’une solution durable aux problèmes de la RDC.
« Ces problèmes ne sont pas que sécuritaires et ne concernent pas que l’Est du pays. Ils sont aussi et plus fondamentalement des problèmes de gouvernance politique et économique, avec des répercussions sur l’ensemble du territoire national. La paix ne se construira donc pas en criminalisant ceux qui appellent à la bonne gouvernance, à la responsabilité, à la justice et à la réconciliation nationale », a-t-il déclaré.
Contestant la légalité desdites sanctions, Kabila promet d’activer les voies légales appropriées afin d’exiger les éléments vérifiables ayant fondé cette désignation et de défendre son honneur, son parcours et sa contribution historique à la stabilité de la RDC.
Toutefois, il a réaffirmé sa détermination à faire échec à tout pouvoir qui s’exerce en violation de la Constitution.
« Joseph Kabila rassure le peuple Congolais, principale victime de la gouvernance actuelle du pays, de sa détermination à œuvrer sans relâche, envers et contre toute forme de pression, pour mettre fin à la dictature et rétablir la démocratie, l’état de droit et la cohésion nationale, conditions d’une paix véritable et durable », conclut le communiqué.
L’administration américaine a accusé l’ancien président d’avoir soutenu la rébellion de l’AFC-M23 qui, soutenue directement par l’armée Rwandaise (RDF), occupe de larges pans des territoires dans les Kivu.
Selon les USA, Kabila aurait fourni un soutien matériel, financier et technologique contribuant ainsi à la déstabilisation de cette pays du pays malgré les accords de paix et économique signés par la RDC et le Rwanda sous les auspices du président Trump.
De plus, l’homme qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, aurait tenté de lancer des attaques depuis l’extérieur du pays, contre les forces armées de la RDC dont il a été le commandant Suprême.
Mont Carmel NDEO






























































