Le gouvernement congolais à travers le ministre de la Justice et Garde des Sceaux de la République démocratique du Congo, Guillaume Ngefa, a réaffirmé la détermination du gouvernement congolais à renforcer l’action de la justice nationale afin de poursuivre tous les auteurs présumés de crimes commis dans l’Est du pays.
Cette déclaration a été faite à l’issue d’un échange avec Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint de la Cour pénale internationale, dans le cadre d’une mission officielle du ministre congolais aux Pays-Bas. L’information a été rendue publique sur le compte X du ministre et confirmée par plusieurs sources consultées ce jeudi 25 juin 2026.
« J’ai réaffirmé la détermination de la RDC à renforcer l’action de la justice nationale, afin que tous les auteurs présumés de ces crimes répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes, conformément au droit international. Aucune impunité ne sera tolérée », a écrit Guillaume Ngefa au terme de cette rencontre.
Selon les informations communiquées, les discussions ont porté sur l’évolution des procédures judiciaires en cours, le principe de complémentarité entre la justice congolaise et la CPI, ainsi que les enquêtes relatives aux crimes graves perpétrés dans les provinces de l’Est de la RDC, où l’insécurité demeure persistante.
Le ministre a également plaidé pour un renforcement de la coopération judiciaire entre Kinshasa et la CPI, notamment à travers l’appui à la formation des magistrats et le partage d’expertise technique. De son côté, le parquet de la CPI a réitéré sa disponibilité à accompagner les efforts des autorités congolaises dans la lutte contre l’impunité.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du partenariat de longue date entre la RDC et la CPI. Les deux parties ont souligné la nécessité de consolider les mécanismes de justice nationale et internationale afin de garantir la vérité, la justice pour les victimes et la reddition des comptes pour les auteurs présumés des violations graves des droits humains commises dans les zones en conflit.
Pour les autorités congolaises, la lutte contre l’impunité demeure un pilier essentiel du rétablissement de la paix et de la stabilité dans l’Est du pays, théâtre de violences armées récurrentes depuis plusieurs décennies.
HERVÉ KABWATILA




























































