Au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), les relations entre le secrétaire général du parti et la Force du Progrès, une structure affiliée à la Ligue des jeunes, se dégradent et le violon ne s’accorde plus.
Alors que le secrétaire général, Augustin Kabuya et son adjoint Deo Bazibu, affirment avoir déposé une plainte contre des individus accusés d’user abusivement du nom et des emblèmes de la Force du Progrès, des membres de cette structure prennent position et multiplient les accusations.
Dans une vidéo devenue virale, l’un d’entre eux, se présentant comme un fédéral de la formation politique au pouvoir, accuse le secrétaire général Augustin Kabuya de vouloir exposer ceux qui ont « combattu et qui cherchent à protéger le pouvoir ».
Selon lui, la plainte met en danger ces personnes, en les exposant à des violences.
Par ailleurs, il accuse le président intérimaire d’avoir recruté et armé des bandits urbains communément appelés Kuluna, afin de protéger le siège de l’UDPS et les intérêts de la direction du parti.
Pour étayer ses propos, il évoque le meurtre de Kabasele Wampanga, cadre du parti, survenu le vendredi 6 juin 2025.
D’après lui, les auteurs se seraient présentés devant la justice comme membres de la Force du Progrès relevant de l’obédience de Kabuya.
« Qui a favorisé l’infiltration au sein de la Force du Progrès ? C’est bel et bien monsieur Augustin Kabuya. Il a recruté tous les Kuluna pour protéger son poste de secrétaire général du parti. Mais tous les abus qui se font aujourd’hui au sein de la Force du Progrès… il faut remonter l’histoire. Souvenez-vous du procès Kabasele Wampanga : qui l’a tué ? Ils s’étaient présentés comme des membres de la Force du Progrès, mais de l’obédience de monsieur Augustin Kabuya. Pourtant aujourd’hui, ils veulent exposer les enfants d’autrui en portant cette plainte », a déclaré l’intervenant.
En outre, il accuse Kabuya d’avoir saboté les instructions de la haute autorité du parti relatives à l’organisation du congrès de l’UDPS, congrès devant décider de la refonte du parti.
« Il fallait que notre parti UDPS convoque son congrès, mais Kabuya a saboté les orientations de la haute autorité de référence pour prendre l’UDPS en otage. Kabuya et Deo Bazibu… En lieu et place de refonder le parti en restaurant l’école du parti, pour pouvoir donner une ligne de conduite à ceux qui adhèrent au parti, vous avez tout saboté. Aujourd’hui, vous avez le culot de vous plaindre en menaçant de faire arrêter ceux qui parleraient au nom de la Force du Progrès », a-t-il martelé, en déplorant également le rejet d’initiatives visant à identifier et former idéologiquement de nouveaux adhérents.
La Force du Progrès, structure de la Ligue des jeunes de l’UDPS, est accusée de graves abus contre des acteurs politiques de l’opposition, mais aussi contre des civils. Ses membres sont impliqués dans des exactions dans la capitale.
Le mercredi dernier, le gouverneur de Kinshasa, membre de l’UDPS, Daniel Bumba les a accusé de percevoir des taxes, de procéder à des interpellations, à des arrestations et à des détentions illégales de citoyens.
Lors du sit-in de la coalition C64 , le 12 juin dernier à Kinshasa, ils ont violemment agressé des manifestants et saccagé les sièges de partis politiques de Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund ou Prince Epenge, opposés au changement de la constitution.
Face à ces accusations, l’UDPS affirme ne pas se reconnaître dans ces agissements et rejette toute association avec certains individus se réclamant de la Force du Progrès.
Le parti présidentiel dénonce une usurpation d’identité.
Mont Carmel NDEO




























































