Le président du Conseil national de suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre et du processus électoral (CNSA), Joseph Olengankoy, a comparu mercredi 24 juin 2026 devant le parquet général près la Cour de cassation à Kinshasa dans le cadre d’une enquête liée à un message diffusé sur les réseaux sociaux. À l’issue de son audition, ses avocats ont sollicité une contre-expertise afin de contester les conclusions du rapport présenté par les enquêteurs.
Selon Me Paul Okito, membre du collectif de défense de Joseph Olengankoy, les éléments techniques versés au dossier ne permettent pas d’établir un lien entre son client et le message incriminé.
« Nous avons demandé une contre-expertise qui sera réalisée dans les jours à venir. Tous les éléments présentés dans ce rapport, sur lesquels l’autorité judiciaire cherche à croire que c’est peut-être Monsieur Olengankoy qui aurait envoyé ce message, sont faux », a déclaré l’avocat à l’issue de l’audition.
La défense affirme par ailleurs que le président du CNSA a répondu à l’ensemble des questions des magistrats instructeurs sans ambiguïté.
« Toutes les questions qui ont été posées par l’autorité judiciaire, notre président Joseph Olengankoy y a répondu avec clarté et précision », a ajouté Me Okito.
Cette audition intervient quelques jours après la convocation de Joseph Olengankoy par le parquet général près la Cour de cassation. Bien que les autorités judiciaires n’aient pas officiellement détaillé les motifs de cette procédure, plusieurs sources la relient à une publication diffusée sur le réseau social X au sujet des incidents survenus lors du sit-in de l’opposition organisé le 12 juin dernier à Kinshasa.
Dans cette affaire, la justice cherche notamment à déterminer l’authenticité de certains messages et à établir les éventuelles responsabilités liées à leur diffusion. La contre-expertise réclamée par la défense devrait permettre de vérifier les conclusions techniques déjà versées au dossier.
À ce stade, aucune décision judiciaire n’a été rendue contre Joseph Olengankoy, qui a quitté le parquet après plusieurs heures d’audition. La procédure se poursuit et les résultats de la contre-expertise attendue dans les prochains jours pourraient constituer un élément déterminant dans la suite de l’enquête.
HERVÉ KABWATILA





























































