Le pasteur et artiste gospel Moïse Mbiye est sorti de son silence après la controverse née d’un extrait de prédication relayé sur les réseaux sociaux, dans lequel il aurait qualifié de « lépreux » les pasteurs favorables à un changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
Dans une vidéo publiée ce samedi 16 mai 2026, le responsable de l’église Cité Béthel a rejeté les interprétations qui le présentent comme une figure de l’opposition politique. Celui qui se fait appeler « La Réserve de l’Éternel » accuse certains internautes et acteurs politiques d’avoir sorti ses propos de leur contexte.
« J’ai vu les gens de l’opposition congolaise prendre une partie de la prédication pour traduire autrement et ajouter des choses que je n’ai pas dites », a déclaré le prédicateur dans cette vidéo largement partagée sur les plateformes numériques.
Le pasteur a également salué certains cadres et parlementaires de l’UDPS qu’il remercie pour avoir, selon lui, « éclairci le public » sur le sens réel de son message.
Au cours de cette mise au point, Moïse Mbiye a affirmé son soutien au président Félix Tshisekedi, à la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi ainsi qu’aux institutions de la République démocratique du Congo.
« J’aime tellement mon pays et je n’ai pas besoin de le prouver », a-t-il déclaré, rappelant avoir, à travers ses œuvres musicales et ses prises de parole, dénoncé les groupes rebelles et les acteurs impliqués dans l’instabilité du pays.
Le responsable religieux a par ailleurs précisé qu’il n’appartient pas à la structure religieuse Église du Réveil du Congo, dirigée par l’archevêque Ejiba Yamapia. Cette précision intervient alors que certains responsables de cette organisation auraient évoqué l’existence de vidéos compromettantes à son encontre.
En réponse, le pasteur a préféré adopter un ton conciliant, rappelant son implication passée dans les efforts de rapprochement entre plusieurs leaders religieux.
« Ils savent combien j’ai contribué pour les unir car ils étaient séparés », a-t-il affirmé avant d’ajouter : « Je leur demande pardon sincèrement si je vous ai offensés. »
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de fortes tensions autour du débat sur une éventuelle révision constitutionnelle en RDC, sujet qui continue d’alimenter les discussions aussi bien dans la sphère politique que religieuse.
HERVÉ KABWATILA





























































