Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a tiré la sonnette d’alarme sur la recrudescence des actes de spoliation visant le patrimoine immobilier de l’État affecté aux secteurs de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et universitaire.
Cette préoccupation a été exprimée lors de la 89ᵉ réunion du Conseil des ministres, dont le compte rendu a été lu vendredi 15 mai 2026 à la télévision nationale par le ministre de la Communication et Médias, également porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya.
Selon le compte rendu, le Chef de l’État a été informé de plusieurs cas d’occupations irrégulières des terrains destinés à l’enseignement, accompagnées de morcellements illicites et de constructions privées jugées incompatibles avec leur vocation initiale.
« Le Président de la République a été saisi d’une récurrence d’actes de spoliation du patrimoine immobilier de l’État affecté au secteur de l’Éducation nationale ainsi que de l’Enseignement supérieur et universitaire », a déclaré Patrick Muyaya.
Le porte-parole du Gouvernement a précisé que plusieurs espaces réservés aux établissements scolaires et universitaires seraient aujourd’hui transformés en sites commerciaux ou résidentiels.
« Plusieurs espaces réservés à l’enseignement font aujourd’hui l’objet d’occupations irrégulières, de morcellements illicites ainsi que de constructions anarchiques de nature privée, notamment des immeubles, hôtels, restaurants, supermarchés et autres infrastructures commerciales érigées au mépris de leur vocation éducative initiale », a-t-il ajouté.
Face à cette situation, le Président Félix Tshisekedi a ordonné un renforcement immédiat des mécanismes de contrôle liés à l’urbanisme et à la délivrance des permis de construire.
D’après le compte rendu du Conseil des ministres, ces instructions ont été adressées, sous la coordination de la Première ministre, au vice-Premier ministre de l’Intérieur, au ministre de l’Urbanisme et Habitat, au ministre des Infrastructures et Travaux publics, au ministre de l’Aménagement du territoire, à la ministre des Affaires foncières ainsi qu’aux gouverneurs de province.
Le Gouvernement est notamment appelé à veiller au respect strict des plans d’urbanisation, des affectations des zones et des normes d’esthétique urbaine afin de lutter contre les constructions anarchiques.
« Le Chef de l’État a instruit (…) de prendre sans délai des mesures rigoureuses visant notamment à renforcer le contrôle préalable à la délivrance des permis de construire dans le strict respect des plans d’urbanisation, des affectations des zones et de l’esthétique urbaine », a conclu Patrick Muyaya.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par la multiplication des litiges fonciers et des occupations contestées de terrains publics dans plusieurs villes du pays, notamment dans les espaces initialement réservés aux infrastructures éducatives.
HERVÉ KABWATILA




























































