Lors de la présentation de l’édition 2025 de la « Fonction Publique en chiffres », le Vice-premier ministre de la Fonction publique, de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du service public, Jean-Pierre Lihau a annoncé l’amélioration progressive de la rémunération des fonctionnaires de l’Etat.
Lors de son intervention, le VPM a souligné que la rémunération moyenne pour les agents du régime général est passée de 147 050 francs congolais en 2019 à 448 684 francs congolais en 2025.
Pour étayer son propos, ce membre du gouvernement a indiqué que la comparaison porte sur la rémunération et non sur le seul salaire de base, la rémunération étant composée de plusieurs éléments (traitements et primes).
« Entre 2019 et 2025, la moyenne de rémunération des agents des carrières des services publics de l’État du régime général, par exemple, est passée de 147 050 en 2019 à 448 684 francs congolais en 2025, soit une augmentation de près de trois fois. Je parle bien de la moyenne entre Kinshasa et les provinces, donc des agents prestant à Kinshasa et aux provinces. Parce que des fonctionnaires qui sont ici, beaucoup peuvent s’interroger en disant « tiens, il parle d’une moyenne de 448. 000 alors que moi je gagne 3 millions de francs, donc moi je suis nettement supérieur, alors que moi je gagne 2 millions, 1 500 000, 4 millions, 5 millions » et ainsi de suite. Ça veut dire que nous prenons une moyenne et je voudrais ici insister pour dire, nous ne parlons pas du salaire de base, nous parlons de la rémunération et la rémunération est constituée dans notre système à la fois du salaire de base, le traitement de base et de la prime. Et pourquoi cette moyenne n’est pas supérieure à ce que l’on pouvait imaginer ? Parce qu’en somme on pouvait aussi prendre 1 500 000 au lieu de 448 000, parce que la plupart des fonctionnaires qui sont à Kinshasa, pas tous, la majorité, disposent à la fois de leur salaire de base et de leur prime. Et vous avez un fonctionnaire qui a 280 300 000 francs au titre de salaire de base, plus 1 million, plus 1 500 000, plus 2 millions, plus 3 millions, plus 4 millions de primes. C’est ça la vérité. C’est le gestionnaire des ressources humaines et l’État qui vous parle », a-t-il affirmé.
Dénonçant les disparités entre les agents affectés à Kinshasa et ceux du Congo profond, le VPM de la Fonction publique a annoncé une nouvelle politique salariale.
« Les agents qui souffrent le plus, se retrouvent majoritairement dans le Congo profond parce qu’ils sont dépourvus pour la plupart des cas de prime par rapport à ceux de Kinshasa. Il faut ici noter que je parle bien de la moyenne et nous sommes en train de lutter, de mettre en place un dispositif nouveau pouvant nous permettre de lutter contre ces disparités », a déploré le responsable de la Fonction publique.
Prônée par le Président Félix Tshisekedi, elle vise à lutter contre des écarts salariaux « inacceptables » entre Kinshasa, les provinces et entre administrations.
La nouvelle politique salariale entend également instaurer un paiement plus équitable, tout en tenant compte des catégories concernées.
« Il s’agit de la nouvelle politique salariale voulue par le président de la République pour lutter contre les disparités et les écarts salariaux qui sont devenus inacceptables entre agents, entre administrations et entre surtout Kinshasa et les provinces. Il faut mettre fin à ces injustices sociales. On ne peut pas avoir dans le même système des fonctionnaires qui vous touchent 8 millions de francs, 10 millions de francs, 6 millions de francs, 5 millions, 3 millions et d’autres dans le même système, parfois dans le même administration, qui touchent moins de 500 000 francs congolais. Il faut combattre, corriger le système pour que chaque administration, chaque agent puisse mériter son salaire et puisse être payé dans les conditions égales par rapport à ceux qui prestent au niveau des administrations centrales », a-t-il insisté.
Mont Carmel NDEO




























































