Treize (13) organisations de la société civile ont saisi la Première ministre de la République Démocratique du Congo, Judith Suminwa, pour exiger une désescalade des tensions et l’implication du gouvernement dans le conflit persistant entre la communauté de Kabombwa et l’entreprise minière Tenke Fungurume Mining (TFM). Cette intervention fait suite à l’arrestation, le 1er mai 2026, de 11 habitants de Kabombwa qui s’étaient réinstallés sur leurs anciennes terres pour protester contre la précarité de leurs conditions de vie.
Les organisations de la société civile demandent l’intervention de la Première Ministre pour Obtenir la libération immédiate et sans condition des personnes arrêtées, le respect par TFM de ses engagements de délocalisation et de réparation, ainsi que la mise en place d’un dialogue constructif pour une solution durable.
« Plusieurs familles affirment avoir reçu des compensations insuffisantes et inéquitables, ne permettant pas I’amélioration de leurs conditions de vie. Elles dénoncent également l’absence de sites de réinstallation adéquats, le non-respect des engagements sociaux, le manque d’accompagnement socio-économique pour la restauration des moyens de subsistance ainsi qu’un manque de transparence dans les indemnisations. Elles ont estimé que cette opération s’est faite sans réinstallation digne, durable et conforme aux normes nationales et internationales » Peut-on lire de la lettre adressée à la Premiere Ministre.
Et d’ajouter :
« Certaines familles, confrontées à une
situation de précarité persistante, ont été contraintes de retourner sur le site de Kabombwa en date du 20 avril 2026, faute d’alternatives viables. Dans ce contexte, onze (11) personnes ont été arrêtées le ler mai 2026 à la suite d’une plainte de TFM et sont détenues au cachot du parquet près le tribunal de paix de Fungurume. » ont-elles dénoncé
Pour la société civile, cette situation suscite de vives inquiétudes, notamment en raison des allégations d’usage excessif de la force, d’intimidation et des contestations autour de la procédure judiciaire, pouvant aggraver les tensions.
Contexte du conflit
La communauté de Kabombwa a été délocalisée à partir de 2023 en raison de la pollution de l’air, de l’eau et des sols attribuée à l’usine à chaux de TFM. Les habitants dénoncent une délocalisation irrégulière, le non-respect des engagements de TFM, le manque de moyens de subsistance et une dégradation de leur santé.
Onze (11) leaders communautaires ont été arrêtés le 1er mai 2026 et détenus au cachot du parquet de Fungurume, une action qualifiée d’arbitraire et de brutale par l’Observatoire Africain des Ressources Naturelles (AFREWATCH). Ces personnes se sont réinstallées sur le site pour protester contre l’inaction des autorités.
JAMES KABWE





























































