Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement déclaré, vendredi 15 mai 2026 une nouvelle résurgence de la maladie à virus Ebola (MVE) dans la province de l’Ituri, au nord-est du pays. L’annonce a été faite par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Samuel Kamba, à travers un communiqué officiel faisant état d’un lourd bilan humain.
Selon ce document, les zones de santé de Rwampara, Mongwalu et Bunia sont les principales zones affectées par cette flambée épidémique. À ce jour, 246 cas suspects ont été notifiés, tandis que 80 décès ont déjà été enregistrés, parmi lesquels quatre personnes testées positives au virus Ebola.
« À ce jour (15 mai 2026), 246 cas suspects sont notifiés et 80 décès, parmi lesquels 4 testés positifs. Le Gouvernement de la République, par l’entremise du Ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, compatit et atteste sa solidarité avec les familles qui ont perdu leurs membres à cause de cette maladie meurtrière », précise le communiqué signé par le ministre Roger Samuel Kamba.
Face à cette situation sanitaire préoccupante, les autorités congolaises ont annoncé une série de mesures d’urgence destinées à contenir rapidement la propagation de la maladie. Parmi les premières décisions figure l’activation du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), sous la coordination de l’Institut national de santé publique (INSP).
Le ministère de la Santé indique que cette activation est effectuée « en mode réponse, niveau 1 selon le concept des opérations », afin de renforcer la surveillance épidémiologique, la prise en charge des malades, la recherche des contacts ainsi que la sensibilisation des populations exposées.
Cette nouvelle résurgence intervient dans un contexte où la RDC demeure l’un des pays africains les plus touchés par les épidémies récurrentes d’Ebola. Grâce à l’expérience acquise lors des précédentes flambées, les autorités sanitaires espèrent limiter rapidement l’extension du virus dans cette partie du pays.
Les équipes sanitaires nationales, appuyées par des partenaires internationaux, sont déjà mobilisées sur le terrain pour identifier les cas, sécuriser les zones touchées et éviter une propagation vers d’autres provinces.
Les autorités appellent également la population au calme, tout en invitant les communautés locales au strict respect des mesures sanitaires, notamment le signalement rapide des cas suspects, l’évitement des contacts avec les personnes présentant des symptômes et l’observation des règles d’hygiène.
La maladie à virus Ebola est une fièvre hémorragique virale grave et souvent mortelle. Elle se transmet principalement par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée ou décédée de la maladie.
HERVÉ KABWATILA





























































