Le Président du Forum National de la Jeunesse (FNJ), Patrick Katengo s’est fermement opposé à l’appel à une « ville morte » annoncé par l’opposition pour ce mercredi 3 juin sur l’ensemble du territoire national.
Dans une déclaration politique rendue publique ce mardi, ce leader d’opinion estime que des mots d’ordre de contestation pourraient déstabiliser le climat social et fragiliser la cohésion nationale.
À cette occasion, Patrick Katengo affirme que la jeunesse congolaise ne cédera ni aux appels au boycott ni aux tentatives visant à entretenir un sentiment de confusion.
De son avis, les jeunes restent attachés aux valeurs républicaines, à la préservation de la paix sociale ainsi qu’à la consolidation des institutions de la République.
Qui plus est, le président du FNJ souligne que cette position s’inscrit dans une démarche portée par une jeunesse « consciente des défis de son époque » et déterminée à privilégier le dialogue et l’ordre public.
« L’avenir du pays ne peut se construire dans la confrontation permanente ni dans les mots d’ordre susceptibles de fragiliser la cohésion nationale », indique cet acteur politique qui réaffirme en parallèle son soutien à la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Faisant d’une pierre deux coups, Patrick Katengo a appelé les jeunes à faire preuve de maturité politique et de civisme, notamment au regard du débat en cours sur un éventuel changement de la Constitution.
Il a insisté sur le fait que la journée du 3 juin devrait constituer « une démonstration de responsabilité citoyenne » plutôt qu’un rendez-vous de contestation.
« Sereins, nous restons prêts au changement de la Constitution », a déclaré le Président du FNJ.
Pour lui, de nombreux jeunes rejettent le boycott, préférant une approche constructive fondée sur le rassemblement, la participation et l’accompagnement des réformes favorables à l’avenir de la République.
À l’initiative d’une frange de l’opposition regroupée au sein de la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), la journée du mercredi a été déclarée « ville morte » en protestation contre le changement de la constitution.
En réponse, le gouvernement a appelé la population à vaquer librement à ses occupations quotidiennes.
Dans ce cadre, le vice-premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau a rappelé aux agents et fonctionnaires de l’Etat, le caractère apolitique de l’administration publique, prévenant que toute absence injustifiée sera lourdement sanctionnée.
La Rédaction




























































