La Police nationale congolaise (PNC) du Haut-Katanga a réaffirmé les restrictions encadrant les activités des sociétés privées de sécurité, en leur rappelant qu’elles ne peuvent se substituer aux forces de l’ordre dans l’exercice des missions de sécurité publique.
Cette mise au point a été faite au cours d’une réunion tenue le week-end à Lubumbashi entre les responsables de la PNC et les représentants de l’Association des sociétés de sécurité privées. À cette occasion, le commissaire divisionnaire de la police a insisté sur le respect strict du cadre légal régissant le secteur du gardiennage en République démocratique du Congo.
Parmi les mesures rappelées figure l’interdiction pour les sociétés de sécurité privées d’utiliser des équipements réservés aux services de l’État, notamment les gyrophares, les sirènes et tout autre dispositif d’identification propre aux forces de sécurité. La police a également précisé que ces entreprises ne sont pas autorisées à effectuer des patrouilles nocturnes sur la voie publique.
La PNC a en outre rappelé que les agents de gardiennage ne peuvent ni porter des armes à feu ni arborer des uniformes ou des insignes susceptibles d’être confondus avec ceux des forces de l’ordre. Selon les autorités policières, ces limitations visent à éviter toute confusion dans l’esprit du public et à garantir le respect des attributions respectives de chaque acteur du secteur sécuritaire.
Prenant la parole devant les participants, le commissaire provincial de la PNC au Haut-Katanga, le général Kilimba Limba, a salué la collaboration existante entre les sociétés privées de sécurité et la police dans la préservation de l’ordre public. Il a toutefois souligné que certaines missions demeurent exclusivement du ressort de la Police nationale congolaise.
« Les missions de contrôle, de régulation et d’application de la réglementation relèvent de la compétence exclusive de la PNC », a-t-il rappelé, évoquant notamment le suivi du respect des textes en vigueur, la surveillance des sociétés de gardiennage et le traitement des dossiers liés à ce secteur.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts des autorités visant à renforcer l’encadrement des activités des sociétés privées de sécurité et à assurer une meilleure coordination avec les services publics chargés de la sécurité. La police espère ainsi prévenir les abus et garantir que les entreprises de gardiennage exercent leurs activités dans le strict respect de la loi.
HERVÉ KABWATILA




























































