Le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo continue de susciter des réactions au sein de la classe politique, de la société civile et des confessions religieuses. Alors que certaines organisations religieuses affichent des positions divergentes sur la question, l’Évêque Pascal Mukuna, responsable de l’Église ACK Assemblée centrale, a apporté son soutien à l’initiative, estimant que chaque confession est libre d’exprimer son point de vue.
S’exprimant récemment sur ce sujet qui alimente les discussions à travers le pays, le prélat a réagi aux réserves émises par l’Église catholique concernant un éventuel changement de la loi fondamentale. « Si l’Église catholique refuse, et que nous avons accepté, où est le problème ? », a-t-il déclaré, affirmant ainsi le soutien d’une partie des Églises de réveil au projet de réforme constitutionnelle.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des débats parfois tendus entre les différentes composantes de la société congolaise. Si certains responsables religieux considèrent qu’une révision de la Constitution pourrait permettre d’adapter les institutions aux réalités actuelles du pays, d’autres estiment qu’une telle démarche nécessite davantage de consensus national afin de préserver la stabilité politique et sociale.
Pour l’Évêque Pascal Mukuna, la discussion sur la Constitution ne devrait pas se limiter aux cercles politiques. Il a invité les citoyens à s’intéresser davantage au contenu du texte fondamental, qu’il considère comme un outil essentiel pour comprendre l’organisation de l’État et les droits des citoyens.
« Les Congolais doivent lire et connaître leur Constitution », a-t-il insisté, soulignant que la maîtrise des dispositions constitutionnelles permettrait à la population de participer de manière éclairée aux débats sur l’avenir du pays.
Le responsable religieux estime également qu’une nouvelle Constitution pourrait contribuer à renforcer la gouvernance publique.
Selon lui, certaines dispositions envisagées dans le cadre d’une réforme institutionnelle pourraient constituer un levier dans la lutte contre la corruption, un phénomène qui demeure l’un des principaux défis au développement de la RDC.
Les déclarations de l’Évêque Pascal Mukuna illustrent les divergences qui traversent les milieux religieux sur la question constitutionnelle. Elles témoignent également de l’importance croissante des acteurs confessionnels dans les débats nationaux, alors que le sujet continue d’alimenter les discussions au sein de l’opinion publique.
À ce stade, aucune décision officielle concernant une éventuelle révision de la Constitution n’a encore fait l’objet d’un consensus national.
Toutefois, les prises de position des différentes forces sociales et religieuses démontrent que le débat reste au cœur de l’actualité politique congolaise et pourrait continuer à susciter de nombreuses réactions dans les mois à venir.
HERVÉ KABWATILA





























































