L’ambiance était à l’euphorie mercredi 16 juin 2026 à Houston, aux États-Unis, après le match nul (1-1) obtenu par les Léopards de la République démocratique du Congo face au Portugal lors de la Coupe du monde 2026. Présent dans les tribunes pour soutenir la sélection nationale, le président de la République, Félix Tshisekedi, a salué la performance des joueurs congolais devant une diaspora en liesse.
S’adressant aux supporters congolais après la rencontre, le chef de l’État a souligné la portée symbolique du résultat obtenu face à l’une des nations favorites du tournoi.
« Le monde entier redoutait Cristiano Ronaldo, mais nous, un pays en guerre, on l’a arrêté », a déclaré Félix Tshisekedi sous les applaudissements de nombreux supporters congolais.
Le président a également révélé avoir entrepris des démarches auprès de la FIFA afin d’obtenir davantage de billets destinés aux supporters congolais, dans la perspective d’une éventuelle qualification des Léopards pour le prochain tour de la compétition.
« J’ai personnellement négocié pour que nos compatriotes puissent continuer à soutenir l’équipe nationale dans les meilleures conditions », a-t-il affirmé.
Profitant de son échange avec la diaspora, Félix Tshisekedi est également revenu sur la situation politique et sécuritaire en République démocratique du Congo. Dans une intervention mêlant références historiques et actualité militaire, il a notamment évoqué l’assassinat de l’ancien président Laurent-Désiré Kabila et critiqué son successeur.
« Les ennemis étaient entrés, nous étions distraits. Ils ont même écarté un fils du pays, Laurent-Désiré Kabila, et ils ont placé leur chien, Joseph Kabila, qu’ils pouvaient dresser à leur guise », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État a par ailleurs assuré que les forces armées congolaises progressaient sur le terrain dans l’est du pays.
« L’armée congolaise est en train d’écraser l’ennemi en ce moment même », a-t-il affirmé, annonçant une prochaine reprise des villes de Goma et Bukavu, actuellement au centre des préoccupations sécuritaires nationales.
Au cours de son intervention, Félix Tshisekedi a également laissé entendre que les menaces auxquelles fait face la RDC ne proviendraient pas uniquement de l’extérieur du pays.
« On pensait que les sorciers étaient seulement au Rwanda, mais ils sont déjà sous nos pantalons », a-t-il lancé devant la diaspora.
Une déclaration interprétée par plusieurs observateurs comme une allusion à l’existence de complicités internes ou de relais locaux favorisant les intérêts des groupes hostiles à la RDC.
Ces propos interviennent dans un contexte marqué par la poursuite des opérations militaires contre les groupes armés dans l’est du pays, tandis que la sélection nationale continue son parcours dans la Coupe du monde 2026, suscitant un fort élan patriotique au sein de la population congolaise.
HERVÉ KABWATILA





























































