Lors d’un échange avec la diaspora congolaise à Houston, Félix Tshisekedi a accusé les « ennemis » de la RDC d’avoir écarté Laurent-Désiré Kabila pour placer à la tête du pays une personne « qu’ils pouvaient dresser à leur guise ». Cette déclaration a été largement interprétée comme visant directement l’ancien président Joseph Kabila.
« Les ennemis étaient entrés, nous étions distraits. Ils ont même écarté un fils du pays, (Laurent-Désiré Kabila), et ils ont placé leur chien, (Joseph Kabila), qu’ils pouvaient dresser à leur guise. », Félix Tshisekedi depuis Houston.
Devant la communauté congolaise, il a axé son intervention sur l’unité nationale, le rejet du régionalisme et la dénonciation des infiltrations politiques historiques.
Le Chef de l’État a exhorté les Congolais à l’unité et a mis en garde contre ceux qui utiliseraient le régionalisme pour diviser le pays. Il a affirmé que l’ouverture aux ennemis avait permis à un « chien » de les diriger, faisant allusion à son prédécesseur.
Les proches de l’ancien président ont vivement réagi en qualifiant ces attaques de « faute institutionnelle grave » et d’entorse aux valeurs républicaines, affirmant que ces propos dégradent la fonction présidentielle.
Barbara Nzimbi, chargée de communication de Joseph Kabila, a réagi sobrement sur ses réseaux sociaux en publiant une photo de l’ex-président accompagnée de la mention « Dieu est juste ».
Ce nouveau pic de tension intervient après plusieurs mois de déclarations croisées où le pouvoir accuse l’entourage de Kabila de complicité avec des mouvements insurrectionnels, tandis que le camp Kabila dénonce une dérive dictatoriale du régime en place.
Ces tensions surviennent alors que la justice militaire congolaise a condamné à mort Joseph Kabila, l’accusant de soutenir l’Alliance Fleuve Congo (AFC-M23), et que l’opposition a annoncé des marches pour demander la démission de Félix Tshisekedi.
JAMES KABWE





























































