Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, , a exhorté les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) à garantir pleinement les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique à l’approche des élections présidentielle et législatives prévues en 2028.
Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 18 juin 2026 à la suite des incidents survenus lors de la manifestation du 12 juin dernier, le responsable onusien a exprimé son inquiétude face au bilan humain enregistré lors de cette mobilisation.
« Il est préoccupant qu’au moins un manifestant ait été tué et au moins 38 autres blessés lors de la manifestation du 12 juin, dont quatre dirigeants de l’opposition. Le gouvernement de la République démocratique du Congo a l’obligation de faciliter les rassemblements pacifiques et d’assurer la protection des participants », a déclaré Volker Türk.
Le Haut-Commissaire a rappelé que le recours à la force par les forces de sécurité ne doit intervenir qu’en dernier ressort et dans le strict respect des normes internationales relatives aux droits de l’homme. Il a souligné que toute intervention des forces de l’ordre doit être proportionnée, nécessaire et conforme aux obligations internationales auxquelles la RDC a souscrit.
Alors que le pays se prépare progressivement aux échéances électorales de 2028, Volker Türk a insisté sur la nécessité de préserver l’espace civique et de garantir aux citoyens la possibilité d’exercer librement leurs droits fondamentaux, notamment le droit de manifester pacifiquement et de participer au débat public.
Par ailleurs, le chef des droits de l’homme de l’ONU a salué l’annonce faite par les autorités congolaises concernant l’ouverture d’une enquête sur les violences enregistrées lors de la manifestation du 12 juin. Il a toutefois demandé que les investigations soient menées de manière » efficace, indépendante, transparente et impartiale ».
« Toute personne reconnue coupable d’actes constituant des violations des droits de l’homme doit être traduite en justice, dans le respect des garanties d’un procès équitable », a-t-il ajouté.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes en RDC, où plusieurs organisations de la société civile et formations politiques appellent au respect des libertés publiques et à la protection des droits fondamentaux en prélude aux prochaines consultations électorales.
HERVÉ KABWATILA





























































