L’assassinat de l’opérateur économique Thomas Muya par des hommes armés, dans la soirée du samedi 8 août à Kasumbalesa, continue de susciter une vive émotion au sein de la population. Au lendemain de ce drame, le Conseil urbain de la jeunesse est sorti de son silence pour dénoncer la dégradation de la situation sécuritaire dans cette cité frontalière du Haut-Katanga et appeler les autorités à agir sans délai.
Dans une déclaration rendue publique dimanche, le président du Conseil urbain de la jeunesse, Jean-Luc Kayamba, a exprimé son indignation face à ce qu’il qualifie de nouvelle illustration de la recrudescence de l’insécurité dans la ville. Selon lui, l’assassinat de Thomas Muya ne doit pas être considéré comme un simple fait divers, mais comme un signal d’alerte nécessitant une réponse ferme des autorités compétentes.
D’après les premières informations recueillies, Thomas Muya aurait été attaqué par des individus armés alors qu’il se trouvait à proximité de sa barrière. Les assaillants auraient ouvert le feu avant de s’emparer d’un sac contenant de l’argent et de prendre la fuite. Grièvement blessé au cours de l’attaque, l’opérateur économique a succombé à ses blessures.
Ce meurtre a provoqué une onde de choc dans la ville, particulièrement au sein de la communauté des opérateurs économiques, déjà préoccupée par les défis sécuritaires auxquels fait face cette importante plateforme commerciale située à la frontière entre la République démocratique du Congo et la Zambie.
Face à cette situation, le Conseil urbain de la jeunesse appelle les autorités à renforcer les dispositifs de sécurité afin de protéger efficacement la population. Parmi les mesures proposées figurent l’intensification des patrouilles de jour comme de nuit, le déploiement accru des forces de l’ordre dans les zones jugées sensibles ainsi que la mise en place de mécanismes d’intervention rapide en cas d’attaque.
« La sécurité des personnes et de leurs biens doit être une priorité », a insisté Jean-Luc Kayamba, estimant que les habitants de Kasumbalesa ne peuvent continuer à vivre dans un climat d’insécurité permanente.
Pour de nombreux habitants, la mort de Thomas Muya vient raviver les inquiétudes liées à la multiplication des actes criminels dans cette ville stratégique pour les échanges commerciaux entre la RDC et la Zambie. Plusieurs voix s’élèvent désormais pour réclamer des mesures concrètes et durables capables de restaurer la confiance de la population.
Rédaction




























































