Face à la recrudescence de la maladie à virus Ebola dans les villes de Butembo, Beni et leurs environs, l’Église catholique a annoncé une série de mesures préventives visant à limiter les risques de propagation de l’épidémie dans le diocèse de Butembo-Beni.
Dans un communiqué pastoral publié le 13 août, l’évêque du diocèse de Butembo-Beni, Mgr Sikuli Paluku Melchisédech, a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les grands rassemblements religieux, notamment dans les sanctuaires diocésains du Mont-Carmel (MCA) et de Thabor. Les messes de funérailles avec la présence du corps du défunt à l’église sont également interdites durant cette période.
La mesure s’étend aussi aux activités des chorales, aux rencontres des mouvements d’action catholique, notamment le MAC et le GRAS, ainsi qu’aux déplacements de leurs membres entre les différentes paroisses du diocèse.
Dans son message, le prélat catholique a appelé les fidèles à renforcer leur vigilance et à participer activement aux efforts de lutte contre la maladie. Il a notamment recommandé l’installation de dispositifs de lavage des mains à l’entrée des églises, chapelles, sanctuaires et autres lieux de rassemblement religieux.
« J’invite tous les fidèles catholiques et toutes les personnes de bonne volonté à redoubler d’efforts pour arrêter la propagation de la maladie à virus Ebola », a déclaré Mgr Sikuli Paluku Melchisédech, insistant sur le respect strict des mesures de prévention.
L’évêque a également rendu hommage au personnel soignant engagé en première ligne dans la riposte contre l’épidémie. Il a exhorté la population à soutenir les équipes médicales afin de préserver la santé publique et de protéger les vies humaines.
« Je nous invite tous à lui prêter main-forte afin de protéger la santé de notre peuple et de sauver la vie, qui est sacrée », a-t-il souligné, avant de conclure son message par une prière pour les populations affectées.
Depuis la déclaration de la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, la province du Nord-Kivu figure parmi les zones les plus touchées. Les autorités sanitaires, les responsables politico-administratifs ainsi que les organisations de la société civile multiplient les campagnes de sensibilisation en faveur du respect des mesures barrières, notamment le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts à risque et le recours rapide aux structures de santé dès l’apparition des premiers symptômes.
Cette décision de l’Église catholique intervient dans un contexte marqué par une augmentation des cas de contamination dans plusieurs localités de la région, renforçant la nécessité d’une mobilisation collective pour contenir la propagation du virus.
HERVÉ KABWATILA



























































