Le climat politique se crispe davantage en République Démocratique du Congo. L’interpellation brutale de Marley Vuvu, coordonnateur du Mouvement des Révolutionnaires Congolais (MRC) et figure de la coalition d’opposition Article 64 , survenue le lundi 24 août 2026 à Kinshasa, suscite une vague d’indignation au sein de la classe politique. Les figures majeures du parti Ensemble pour la République sont immédiatement montées au créneau pour dénoncer ce qu’elles qualifient de dérive autoritaire.
Arrêté à son domicile avant d’être conduit au casier judiciaire, Marley Vuvu s’est activement illustré ces derniers mois dans la mobilisation citoyenne, notamment contre le projet de révision de la Constitution. Pour l’opposition, cette nouvelle arrestation est un signal de détresse démocratique.
Ancien président de l’Assemblée nationale, Olivier Kamitatu a vertement réagi en qualifiant cet acte de « signal très inquiétant ». Selon lui, alors que le pays traverse une période particulièrement délicate, le pouvoir en place fait « le choix dangereux de la tension et de l’escalade plutôt que de l’apaisement et de la décrispation du climat politique ».
Ce constat alarmant a été immédiatement partagé et relayé par le sénateur Salomon Idi Kalonda Della. S’associant pleinement aux déclarations de son camarade de parti, le haut cadre d’Ensemble pour la République a exigé « le strict respect des droits » du jeune opposant.
Pour l’entourage de Moïse Katumbi, la multiplication des arrestations et des pressions sur les voix discordantes — activistes, journalistes et politiciens — fragilise gravement la cohésion nationale. À l’heure actuelle, les motifs officiels de la détention de Marley Vuvu restent non élucidés par les autorités judiciaires. Les appels à sa libération immédiate continuent de saturer les réseaux sociaux à Kinshasa.
JAMES KABWE




























































